Multiplication des cas d’influenza en Hongrie

 - Illustration Multiplication des cas d’influenza en Hongrie
Carte de situation des foyers de H5N8 en Hongrie.
La Hongrie observe une multiplication des cas d’influenza aviaire hautement pathogène ces dernières semaines. L’Allemagne est aussi touchée dans une moindre mesure. La France reste épargnée.

Depuis le 25 mars, 68 foyers d’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) de sous-type H5 ont été déclarés dans le sud de la Hongrie, correspondant à 2 foyers primaires et 66 secondaires. 28 foyers ont été déclarés pour la seule journée du 6 avril. Il s’agit principalement d’élevages de canards ou d’oies dont les effectifs varient de 35 à 142 000 animaux. Les écarts de mortalité vont de 0 à 21 % dans les 50 élevages dont les données sont connues. « Au moins pour deux élevages de canards de respectivement 142 000 et 54 000 canards, les animaux n’ont présenté aucun symptôme. Ces deux détections ont eu lieu suite à des prélèvements effectués dans le cadre de la surveillance mise en place autour des foyers », précise le bulletin d’information envoyé par le GDS Bretagne.

Un élevage de dinde de chair touché en Allemagne

Plus proche de la France, l’Allemagne a continué en mars de détecter des foyers en élevage ainsi que dans l’avifaune captive, dont un à la frontière néerlandaise dans un élevage de dindes repro et un autre au Nord-Est sur un élevage de 20 000 dindes de chair, détecté sur signes cliniques. « La surveillance de la mortalité de l’avifaune sauvage, maintenue malgré le contexte Covid-19 actuel, n’a pas permis à ce jour de détecter de cas d’IA HP en France », indique Félix Mahé, responsable technique au GDS Bretagne. Dans ce contexte, il est très important de rester vigilant sur l’apparition de signes cliniques dans les élevages. « En l’absence de cause clairement identifiée, l’apparition des signes cliniques suivants, pas nécessairement associés à une mortalité, doit inciter à inclure l’influenza aviaire dans la mise en œuvre du diagnostic différentiel : chutes de ponte, signes neurologiques, respiratoires, cutanés (œdème, congestion, hémorragies) ou digestifs. Ce message est également l’occasion de rappeler l’importance de la plus stricte application et observance des mesures de biosécurité dont le nettoyage et la désinfection, en élevage et dans les transports », rappelle Félix Mahé.


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