Élevage

Forte augmentation de la demande en œufs

Les œufs sont des produits de première nécessité. Pour preuve, certaines enseignes sont en rupture, mais la filière s’adapte pour que tout revienne à la normale.

« Ces deux dernières semaines, les commandes de la grande distribution en œufs ont fait des bonds pouvant aller jusqu’à + 60 % », annonce le CNPO dans un communiqué diffusé le 26 mars. Si les magasins ont rapidement été vidés de leurs stocks, créant des ruptures momentanées en rayons, la filière tient à rassurer : « Il ne s’agit pas d’un phénomène de pénurie car la production d’œufs est assurée quotidiennement. La France est le 1er pays producteur d’œufs en Europe et elle met chaque année sur le marché plus de 14 milliards d’œufs. »

Habituellement les œufs pondus par les pondeuses en fin de lot sont orientés vers l’industrie pour la fabrication d’ovoproduits. Mais, avec l’arrêt de la demande en RHD, ce marché s’est arrêté. Par conséquent, certains lots vont être abattus plus tôt faute de débouchés pour les œufs à coquille blanche. « Un Français mange en moyenne 220 œufs/an. La moitié est achetée en œuf coquille en GMS et l’autre moitié est consommée en RHD. Comme les Français ne consomment plus d’œufs en dehors de chez eux, le marché est bouleversé. Les codes d’œufs qui vont pour la RHD ne sont plus les mêmes que ceux qui vont en GMS », analyse Yves-Marie Beaudet, éleveur de pondeuses et président de la section œuf d’Eureden.

Sous tension, la filière met tout en œuvre pour relever le défi et honorer les commandes. « Les centres d’emballage se concentrent sur un nombre de références réduit. Les entreprises d’ovoproduits réorientent les œufs disponibles, lorsque cela est possible, vers la distribution pour répondre à la demande croissante. Aujourd’hui, des opérations de réapprovisionnements sont ainsi menées vers un maximum de magasins sur tout le territoire. Dans les jours à venir, la filière prévoit une stabilisation des commandes de la distribution, d’un niveau supérieur à la normale de l’ordre de + 20 % à + 25 %, qu’elle devrait pouvoir assurer si les Français ne stockent pas déraisonnablement ce produit qui ne craint pas la pénurie », assure le CNPO.

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