Coopératives

Volaille de chair Triskalia : Une assemblée générale ouverte sur les consommateurs

C’est dans un lieu inattendu que s’est tenue, le 24 avril dernier, l’assemblée générale de la section volailles de chair Triskalia. En effet, Fabien Loric, jeune éleveur dans la coopérative, a ouvert les portes de son nouveau bâtiment de 1 800 m2 pour l’occasion.

Le lieu de l’assemblée donne le ton pour les 200 personnes présentes : attirer les jeunes entrepreneurs, maintenir un parc de production compétitif et s’adapter aux contraintes sociétales et environnementales

Une année 2018 dense pour la volaille Triskalia

« Une seule OP, une seule équipe technique et sanitaire, un seul planning ». Tels ont été les mots de Mickaël Legay, directeur de la section volailles de chair Triskalia pour souligner le chemin parcouru sur l’année écoulée. En effet, les éleveurs adhérents à l’organisation de producteurs (OP) UKL ont rejoint officiellement Triskalia en avril dernier. De même, les éleveurs de l’OP Ronsard (filiale de Triskalia) sont devenus adhérents Triskalia. L’élection, ce jour, de Rozenn Morvan, Jean-Paul Madec et Dominique Jégousse au conseil de la section entérine cette harmonisation. Un processus nécessaire avant la prochaine étape : l’union puis la fusion avec la coopérative d’aucy.

Une année dense aussi en termes de marchés. La baisse de la demande en dinde, la reprise du canard gras qui freine le barbarie et la hausse du prix des matières premières ont jalonné l’activité 2018. Des vides sanitaires parfois longs et une gestion du planning délicate, mais « guidée par les valeurs de coopération et de solidarité », comme l’a souligné Pierrick Le Labourier, président du conseil de section.

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Plus de 200 adhérents et invités ont pu suivre en “lumière naturelle” le bilan 2018 de la section ainsi que les interventions de France Poultry, SBV et Ronsard.

Se recentrer sur les attentes de l’aval

Le parti pris de cette assemblée générale a été de remettre la volaille dans son rôle de denrée alimentaire, vendue à des clients abatteurs ayant eux aussi leurs clients, et donc leurs attentes. Parmi les partenaires de Triskalia en volaille de chair, France Poultry, la Société Bretonne de Volaille (SBV) et Ronsard, sont venus présenter leur structure, leurs clients respectifs ainsi que leurs besoins. De quoi enfoncer le clou des enjeux actuels en matière de qualité : qualité sanitaire, bien-être animal, respect de la biosécurité. Cette démarche s’inscrit dans la tendance actuelle, où les attentes des consommateurs doivent remonter « de la fourchette à la fourche » pour orienter les nouvelles manières d’élever les animaux. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que Fabien Loric a opté pour des fenêtres dans ce nouveau bâtiment, élément récurrent des cahiers des charges en matière de bien-être animal.

La situation de la dinde au cœur des discussions

À plusieurs reprises, le marché de la dinde a été évoqué. 2018 a en effet été une année très difficile pour cette espèce, avec 52 000 mises en place en moins par semaine, en moyenne, par rapport à 2017. Les vides sanitaires longs ont pesé sur le moral des éleveurs. Heureusement, comme l’a montré Jean-Marc Le Trionnaire (responsable technique volaille de chair), les performances techniques ont été très bonnes.

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L’Anvol, interprofession de la volaille de chair, a donc décidé de mettre en place un grand plan de communication axé sur la dinde en 2019. Spots TV, radio, réseaux sociaux, tous les supports seront utilisés pour valoriser cette production aux qualités trop méconnues du grand public. De plus, la crise actuelle de la peste porcine en Chine, premier producteur et consommateur mondial de porc, va probablement créer un effet de levier sur toutes les filières de productions animales.

Jérémy Boutant / Triskalia

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