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Brûler contre vent et marée

La société danoise Envo-Dan a présenté un brûleur qui consomme 40 % de gaz en moins et qui peut être utilisé en conditions venteuses.

La Ferme de Ty Coz à Saint-Pol-de-Léon (29), est passée en production biologique en 1996. Pour gérer l’enherbement des cultures, les producteurs utilisent des techniques alternatives, à base de passages d’outils, de brûleurs ou de vapeur. Eric Seité, un des associés, fait aussi appel à des techniques de faux semis sur carottes, navets ou radis.

Équipé d’un petit brûleur, le Finistérien estime pouvoir rouler dans les parcelles de « 1 à 2 km/h. Il n’est en revanche pas utilisable l’après-midi, à cause du vent qui coupe les flammes. J’interviens alors tôt le matin ou le soir ». La consommation de gaz est évaluée entre 70 et 80 kg/ha désherbé. Afin de rechercher des pistes d’amélioration de l’efficacité tout en réduisant ces consommations de gaz, le Gab 29 en partenariat avec les bassins versants locaux ont fait venir un brûleur en provenance du Danemark, avec la firme Envo-Dan. À la clé, des économies de 40 % sont annoncées.

Après le passage du brûleur, les feuilles sont détruites. Il suffit
de presser ces feuilles avec son doigt pour voir l’empreinte, signe
de destruction.

La chaleur fait monter la température

Pour être efficace, un brûleur fait passer « l’eau contenue dans la mauvaise herbe de l’état liquide à l’état vapeur. Ils ne marche en revanche pas sur des graines sèches ou non germées », explique Manu Bué, technicien productions légumières au Gab 29. Le brûleur de chez Envo-Dan comprend 2 parties. Les brûleurs sont suivis d’un support isolé qui garde la chaleur. Un ventilateur ajoute de l’air chaud pour optimiser la combustion du gaz. « La chambre est en surpression, le brûleur peut être utilisé même avec un vent de 12 m /seconde », chiffre Ole B. Jensen, représentant la société danoise. « La vitesse d’avancement est limitée par la taille et le volume des mauvaises herbes. Dans des conditions optimales, la machine peut évoluer à 6 km/h ».
La flamme est contrôlée par le chauffeur, depuis la cabine. Si la flamme se coupe pour une raison ou une autre, l’arrivée de gaz se coupe.

Désherbage total

Après le passage de l’outil, « il suffit d’exercer une pression sur les feuilles des mauvaises herbes. Si la forme du doigt reste sur cette feuille, c’est qu’elle est détruite », note Ole B. Jensen. Le brûleur s’adapte à tout type de planches et est configurable pour des sols plats. Sur buttes de pomme de terre, les flammes atteignent le fond de butte. Avec 330 kg de gaz embarqué sur le relevage avant, l’autonomie de la machine est de plus de 8 ha. Pour ce modèle présenté lors de cette journée de présentation, il faut compter 22 000 € HT pour un appareil d’une largeur de 1,65 m.

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