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Protéines animales ou végétales : Manger de la viande, est-ce du gaspillage ?

« Il faut 10 à 15 kg de protéines végétales pour produire 1 kg de protéines de viande ». C’est un ratio qui revient souvent. L’élevage est perçu comme inefficient. « Mais dans les calculs, on ne tient pas compte des ressources utilisées non consommables par l’homme : herbe, résidus de cultures, coproduits… », souligne René Baumont, de l’Inra. Depuis 3 ans, le GIS Avenir Élevages travaille sur la réévaluation de l’efficience protéique de la production de viande.

Des producteurs nets de protéines pour l’homme

Plutôt que d’utiliser l’efficience brute (protéines produites / protéines consommées), l’étude se base sur l’efficience nette qui est le ratio entre les protéines produites consommables par l’homme et les protéines utilisées consommables par l’homme. « En viande bovine, quand on enlève le cuir, les graisses, les abats et les coproduits non consommables, 50 % du poids vif de l’animal et 61 % des protéines peuvent être mangées par l’homme », précise Pauline Madrange, de l’Idele.

Avec ce raisonnement, le bilan s’améliore nettement en faveur de l’élevage. « Certains systèmes deviennent producteurs nets de protéines consommables par l’homme, y compris chez les engraisseurs, plus utilisateurs de concentrés que les naisseurs. Les plus efficients utilisent beaucoup de coproduits. » La variabilité observée laisse présager des marges de progrès pour tous les systèmes de production bovins. Dernier point, « la haute qualité nutritionnelle des protéines de viande est encore difficile à intégrer dans les calculs, mais elle pourrait amener à une augmentation d’efficience de l’ordre de 20 % », souligne René Baumont. Le débat n’est pas clos…

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Un commentaire

  1. Il y a un facteur de plus à prendre en considération , avec l’élevage il y a un retour d’engrais au champ ( le fumier ). Ce qui empêche l’appauvrissement des sols et l’acidification par l’usage intensif d’engrais chimiques.

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