Un abattoir très attendu à Saint-Jean-Brévelay

Les responsables de la Confédération paysanne chez Ludovic Massard, de Buléon, qui vend quelques animaux en direct. Une activité, source de plus-value, qui dépend de la présence d'un abattoir à proximité. - Illustration Un abattoir très attendu à Saint-Jean-Brévelay
Les responsables de la Confédération paysanne chez Ludovic Massard, de Buléon, qui vend quelques animaux en direct. Une activité, source de plus-value, qui dépend de la présence d'un abattoir à proximité.

L’implantation d’un abattoir de proximité est souhaitée par l’ensemble des organisations syndicales. La Conf’estime que ce projet met en lumière les idées qu’elle a toujours défendu. « Ce projet d’abattoir de proximité concentre toutes les idées que nous défendons depuis des années », assure Soazig Le Bot, membre de la Confédération paysanne du Morbihan. « Nous demandons une relocalisation de l’alimentation ; ce nouvel outil, à Saint-Jean- Brévelay, permettra aux agriculteurs locaux de continuer de vendre en direct ». Les fermetures des abattoirs de Malestroit et de Pontivy, l’abandon du projet de Sérent pour des problèmes politiques de gouvernance et l’incertitude sur l’avenir de celui de Vannes, ont fait craindre le pire aux éleveurs. Les voilà rassurés. La société coopérative d’intérêt collectif (SCIC) créée pour l’occasion, permettra à 350 agriculteurs réunis en association, mais aussi aux bouchers, aux associations de consommateurs et aux collectivités d’avoir un droit de regard sur la gestion de la structure. La collaboration a déjà débouché sur des éléments concrets. « L’association a travaillé avec des welfairistes sur la question du bien-être animal. Dans l’abattoir, cela va se traduire, entre autres, par la polyvalence des 14 salariés (ETP) qui seront, de fait, moins exposés aux méfaits de la répétition des tâches ». 3 000 € de parts Les responsables du syndicat estiment que le modèle agricole qu’ils défendent répond aux attentes sociétales du moment sur le bien-être animal, sur la qualité des produits, tout en créant du revenu pour les agriculteurs. « L’abattoir permet de créer de la valeur ajoutée sur les fermes et de retrouver, ou de conserver, un lien direct avec les consommateurs ». Le projet se veut économe en énergie. Le renouvelable y prendra toute sa place : chaudière bois, solaire et aussi méthanisation. « Pour valoriser les déchets, et rien d’autre », insiste Soazig Le Bot. La cohérence de l’ensemble du projet a incité…

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