Economie, marchés et gestion

Être heureux au travail, c’est 1/3 de productivité en plus

Redonner au bonheur sa place dans la société, dont dans l’univers du travail. Telle est la principale mission du think-tank La Fabrique Spinoza. Mais qu’est-ce que le bonheur ? L’association s’appuie sur l’approche de Tal Ben-Shablar, enseignant à Havard qui définit l’apprentissage du bonheur dans les missions professionnelles à partir « de relations harmonieuses, d’émotions positives, de valorisation des compétences et du sentiment d’utilité ». Cet américano-israélien a une approche à l’anglo-saxonne, qui s’intéresse avant tout à ce qui va, à partir d’émotion positive, loin de notre vision franco-française dans laquelle on a été éduqué, où l’on pèse surtout le poids d’un problème et où bien souvent on finit par se résigner : « C’est la loi du marché », « On n’a pas les moyens de pression », « On n’a plus qu’à travailler et se taire »…

Pourtant, les personnes heureuses au travail sont 31 % plus productives, rappelle La Fabrique Spinoza.
Fin 2017, le centre de réflexion a diffusé un baromètre national sur le bonheur au travail réalisé par l’Institut Think. Il révèle que l’indicateur global de bonheur au travail se situe à 51,4/100 (à comparer avec 58,4/100 pour le bonheur personnel). Pour la catégorie des artisans/commerçants/agriculteurs, le chiffre s’élève à 63 %. Quelle que soit la profession, il ressort que les critères fondamentaux du bonheur au travail tels que la gouvernance, les relations, l’argent, remportent un degré d’insatisfaction considérable. La reconnaissance, premier levier d’action, récolte des résultats mitigés.

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