Economie, marchés et gestion

Pass’Avenir : premier bilan positif

Afin de renforcer la solidité des exploitations laitières et bovines bretonnes, le Conseil régional a lancé, l’année dernière, Pass’Avenir. Une démarche d’accompagnement individualisé qui devrait monter en puissance en 2018.

Le mois dernier, l’ensemble des partenaires de Pass’Avenir se sont retrouvés pour effectuer un bilan de cette mesure d’accompagnement technico-économique destinée aux exploitations agricoles laitières et bovines en situation fragile. En 2017, le Crédit Mutuel de Bretagne avait été la première banque à s’engager dans ce dispositif initié par le Conseil régional. Concrètement, cela se traduit par l’intervention de spécialistes agréés sur une durée globale de trois jours.

La moitié du temps est consacrée à la réalisation d’un diagnostic de l’exploitation et à l’élaboration d’un plan d’actions chiffré, l’autre est dédiée à la mise en œuvre de ce plan et à la réalisation d’un bilan qui intervient au plus tard dans les 18 mois suivants. Particularité de Pass’Avenir : l’éleveur est partie prenante de la démarche puisqu’il participe à la définition des pistes d’amélioration. Une co-construction et un suivi sur le long terme qui contribuent au succès de cette opération financée par la Région et les établissements bancaires partenaires de l’agriculture. Le rythme va d’ailleurs s’intensifier puisque l’objectif est d’atteindre les 700 Pass’Avenir en Bretagne cette année.

« Plus qu’un audit »

Pour Christian Péron, Président de la Caisse de Bretagne de Crédit Mutuel Agricole, « Pass’Avenir est bien plus qu’un audit. C’est une forme de coaching personnalisé où l’agriculteur est invité à se poser les bonnes questions sur ses pratiques, sa vision de l’avenir de son exploitation. Dans une profession agricole qui évolue toujours plus vite, il est salutaire de prendre le temps de la réflexion ». Et Pass’Avenir peut éviter bien des impasses.

Mots-clés

Peut vous intéresser

Bouton retour en haut de la page
Fermer