En bref

La contribution du Gnis aux Etats Généraux de l’Alimentation

Lors de la conférence annuelle du Gnis du 12 décembre 2017 a été remis le rapport annuel 2016-2017 qui confirme, une nouvelle fois que la filière française des semences et plants  tient une position clé en Europe en se plaçant comme le premier producteur de semences et le premier marché européen.

Communiqué du Gnis du 13/12/2017

Le chiffre d’affaires de la filière semences et plants est de 3,3 milliards d’euros pour la campagne 2016/2017. Soit, une légère progression qui n’est due qu’à une croissance supérieure à 7 % des exportations.

Une étude BVA : les Français ont une vision paradoxale des semences et des plants

En septembre 2017, le Gnis a réalisé une étude BVA afin d’en savoir plus sur l’opinion des Français vis-à-vis des semences et des plants.

La filière a une image plutôt bonne (66 %) mais elle est surtout méconnue, seuls 5 % des Français déclarent bien la connaître et 22 % partiellement.
Les français ne le savent pas : le secteur français des semences est un des rares secteurs stratégiques qui n’est pas fortement concentré : 79 entreprises de sélection en 2 000 pour 70 aujourd’hui. Toutes les tailles coexistent avec une majorité de PME, ETI, entreprises familiales ou coopératives. Seulement 13 % des Français ont une idée de l’impact économique du secteur et en même temps 58 % sont agréablement surpris quand ils apprennent  que la filière semences comptabilise près de 17 000 emplois directs et de 50 000 emplois indirects, ancrés sur l’ensemble du territoire. Seulement 18 % perçoivent le rôle qu’a la filière dans la préservation et l’enrichissement de la biodiversité.

Une légitimité avérée pour une contribution aux Etats Généraux de l’Alimentation

La semence est le  1er maillon de la chaîne. Il est donc légitime que le Gnis ait apporté sa contribution et son expertise aux EGA organisés par le gouvernement.

Dans sa contribution, le Gnis a fait 3 recommandations :

  1. Avoir accès à tous les outils disponibles en matière d’amélioration des plantes. Ces outils complètent les techniques d’amélioration végétale disponibles et constituent un levier majeur pour garantir demain l’accès à une alimentation diverse, saine et durable en permettant notamment l’adaptation des plantes aux conséquences du changement climatique.
  2. Avoir accès à la biodiversité cultivée et maintenir la richesse des collections nationales et internationales de ressources génétiques en renforçant les moyens financiers ce qu’a fait le Gnis très récemment en versant 350 000 €.
  3. Avoir accès aux facteurs de production pour une filière semences compétitive et durable en France et à l’exportation. La filière semence préconise un renforcement des moyens de recherche en faveur de solutions alternatives au chimique.  Elle soutient, dans la période de transition, que les retraits de solutions phytosanitaires ne peuvent s’envisager qu’au regard des alternatives disponibles pour les agriculteurs.

C’est dans ce cadre que le ministère de l’Agriculture a confié à l’Interprofession des semences l’élaboration d’un plan de filière pour l’ensemble des semences et des  plants. Le Gnis a donc organisé, dans un délai très contraint une large concertation qui a non seulement associé les 41 familles professionnelles représentées au sein du Gnis, mais aussi :

  • Les interprofessions par filière (végétal, animal),
  • Les Syndicats dits « minoritaires » comme la Confédération Paysanne, la Coordination Rurale,
  • Les organisations de l’agriculture biologique,
  • Les organisations de consommateurs,
  • Les organisations de la grande distribution.

Ce plan filière sera remis au ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation Stéphane Travert le 15 décembre prochain et vous sera diffusé le mardi 19 décembre.

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