EGALim : Reconstruire un esprit filière

EGAlim - Illustration EGALim : Reconstruire un esprit filière
©egalimentation.gouv.fr

À Plérin, la session de la Chambre d’agriculture centrée sur le bilan des États généraux de l’alimentation a donné lieu à de longs et vifs échanges sur l’avenir des productions agricoles bretonnes. Outre un point de conjoncture des filières, la session de la Chambre d’agriculture s’est articulée autour du premier chantier des États généraux de l’alimentation (EGA). D’emblée, dans son discours d’introduction, la présidente Danielle Even a posé le décor. « Le moment est arrivé de revisiter ce que le consommateur et la société dans son ensemble attendent des agriculteurs et ce que nous sommes en capacité de faire et à quelles conditions de savoir-faire et de prix. Faisons en sorte que cet exercice soit l’occasion pour le pays et l’ensemble de nos concitoyens de redéfinir le contrat qui nous lie. » Avant de rappeler, notamment devant les responsables politiques et les représentants de l’Administration, le préambule à toute action future : « Nous, producteurs, ne pouvons plus continuer à œuvrer dans une chaîne de valeur qui nous écrase et qui n’assure pas un juste revenu de notre travail et la reconnaissance des efforts et des risques engagés. » « Un esprit filière » [caption id=”attachment_31210″ align=”alignright” width=”164″] Olivier Allain, coordinateur des États généraux de l’alimentation.[/caption] Une parfaite transition pour laisser la parole au témoin du jour, Olivier Allain, coordinateur des EGA. Dans son bilan des travaux menés, le vice-président du Conseil régional a insisté sur la nécessité de considérer le dispositif « dans sa globalité ». Pour lui, c’est l’ensemble des mesures « mises en œuvre conjointement » qui peut porter ses fruits. « En porc, les Espagnols profitent de bâtiments récents, d’une main-d’œuvre très bon marché, de subventions que nous n’avons pas. En volaille, les Polonais disposent de bâtiments industriels ultra-modernes et d’une ressource humaine plus avantageuse que l’investissement dans la mécanisation… Nos productions ne pourront pas continuer à courir…

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