ÉlevageFinistère

Un naissage de 320 truies ouvre ses portes

L’EARL Brishoual, à Tréméven (29), a reconstruit son atelier de naissage et modernisé sa fabrique d’aliments. L’élevage respectera désormais des règles strictes de biosécurité.

L’incendie qui a ravagé, en juin 2016, les porcheries de l’EARL Brishoual ne sera bientôt plus qu’un mauvais souvenir. Les nouveaux bâtiments, notamment le bloc truies, sont équipés pour recevoir prochainement les premiers animaux. « Après l’accident, j’ai envisagé plusieurs scénarios », indique Sébastien Brishoual, « y compris la cessation d’activité ou un mode de production alternatif ».

Sebastien-Brishoual
Jean-René Joliff et Stéphane Colin, de Porelia, avec Sébastien Brishoual (au centre). L’éleveur recevra les visiteurs lors d’une porte ouverte le 7 novembre de 14 h à 17 h 30 au lieu-dit Roseven à Tréméven (29).

Règles strictes de biosécurité

Au final, la production standard reste de mise, avec sensiblement le même effectif animal et une fabrique refaite à neuf qui s’appuie sur 175 ha de SAU. Le bloc truie a été construit à 250 mètres du site actuel, pour l’éloigner des habitations du quartier. « Un inconvénient qui se révèle un avantage sanitaire. L’élevage fonctionnera sur le modèle d’un multisite, avec chacun son sas à l’entrée, équipé d’une douche.

Les règles de biosécurité seront celles d’un élevage de multiplication (une tenue par atelier) ». Contrairement à l’ancien élevage, la marche en avant pourra être strictement respectée. « Je tiens à conserver un haut statut sanitaire permis par le renouvellement du cheptel reproducteur ». Toutes les commandes électriques (régulations, vannes), les machines à soupe et la pompe à chaleur sont regroupées dans un local indépendant pour permettre d’éventuelles interventions d’opérateurs extérieurs, sans entrer dans l’élevage.

Les deux salles de maternité de 44 places (conduite en 7 bandes ; sevrage à 28 jours) sont lumineuses, séparées par une vitre sur toute la largeur du bâtiment. Les cases sont classiques – ni balance, ni liberté – mais le sol entièrement porteur permet, au besoin, de les modifier. « Nous ne savons pas si les normes bien-être évolueront et encore moins ce qui nous sera éventuellement imposé. J’ai donc fait le choix de maternités classiques pour une raison économique mais elles sont évolutives ». La conduite en 7 bandes, déjà en cours auparavant, reste la règle pour des raisons d’organisation du travail (régularité). La gestante est conduite en lots de 6 truies, avec bat-flanc plein en polypropylène de couleur grise pour renforcer la luminosité.

Bat-flanc-polypro
Bat-flanc en polypro

L’atelier est équipé de deux machines à soupe de gabarits différents pour plus de modulation et de précision. Les deux silos d’aliments gestante et allaitante sont approvisionnés en direct de la fabrique par soufflerie (tuyauterie enterrée). Une fabrique qui a également pris un coup de jeune avec le réaménagement des silos couloir et l’achat de nouveaux matériels.

Échangeurs de chaleur

Le bâtiment est équipé d’une gaine centralisée d’extraction de l’air vicié. Les calories y sont récupérées (échangeur Calopor) grâce à des tuyaux de cuivre contenant un gaz frigorigène. Ce gaz est aspiré par une pompe à chaleur, située dans le local technique, pour réchauffer l’eau du réseau. L’eau chaude est transférée dans les combles dans une unité de traitement de l’air (échangeur). Cet appareil réchauffe l’air entrant qui est soufflé dans les salles de verraterie-gestante par des diffuseurs au plafond. L’eau chaude circule également sous les plaques des porcelets en maternité.

Le même système sera installé dans le nouveau bâtiment d’engraissement, actuellement en construction, pour chauffer les salles de post-sevrage voisines et les salles d’engraissement (entrée à 25 kg). Un système de cooling a également été installé pour rafraîchir l’air entrant en période estivale.

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