Le trèfle violet devrait reprendre une place de choix dans les exploitations

Utilisation d'une association ray-grass hybride - trèfle violet en affouragement en vert. - Illustration Le trèfle violet devrait reprendre une place de choix dans les exploitations
Utilisation d'une association ray-grass hybride - trèfle violet en affouragement en vert.
Ces dernières années, le trèfle violet est l’espèce qui avait le plus régressé. Il pourrait à nouveau se développer à la vue de ses qualités, tant en espèce pure qu’en association ou au sein d’un mélange.

[caption id=”attachment_30525″ align=”alignright” width=”245″]Le trèfle violet associé au ray-grass hybride produit un enrubannage particulièrement appétent et équilibré pour les génisses. Le trèfle violet associé au ray-grass hybride produit un enrubannage particulièrement appétent et équilibré pour les génisses.[/caption]

Le trèfle violet se distingue tout d’abord par sa facilité d’installation : rapidité de levée puis, une fois la plante installée, sa rusticité et son adaptation face aux contrastes hydriques du sol. Cette espèce tolère les pH bas et l’excès temporaire d’humidité. En cas de période sèche, la production s’arrête mais la plante ne meurt pas.

Le potentiel de rendement de la plante est de 13 à 14 tonnes avec une répartition de production favorisée par la longueur du jour. Sa valeur alimentaire est intéressante en protéines et sa valeur en « sucres » lui permet facilement d’être ensilé après un ressuyage de 2 ou 3 jours au champ vu la richesse en eau de la plante. La récolte en foin reste difficile en espèce pure car le trèfle violet reste difficile à sécher.

Un choix variétal important

Vingt-quatre variétés sont inscrites au catalogue officiel français des variétés. Les critères variétaux qui sont à prendre en compte sont le rendement et sa répartition, la ploïdie, le départ en végétation, la précocité, la pérennité, les résistances à la verse, à l’oïdium et aux maladies diverses. Les variétés et leurs caractéristiques sont consultables sur www.herbe-book.org. Ce site permet au visiteur d’ordonner ses priorités quant aux critères variétaux. Le logiciel classe pour l’éleveur les variétés par ordre d’intérêt face une situation bien précise.

Une place de choix pour les prairies de fauche

[caption id=”attachment_30526″ align=”alignleft” width=”200″]Ray-grass hybride et trèfle violet distribués en vert au cornadis, pas de refus ! Ray-grass hybride et trèfle violet distribués en vert au cornadis, pas de refus ![/caption]

Le trèfle violet est un véritable moteur des prairies de fauche. Son utilisation est particulièrement intéressante en association ou en mélange multi espèces. On peut utiliser le trèfle violet associé même avec de la luzerne. Les deux légumineuses se trouvent ainsi complémentaires face aux contrastes climatiques, le trèfle résistant mieux aux zones plus humides, aux périodes plus froides et aux endroits plus tassés par les passages de tracteurs. La luzerne assurera une production en cas de période chaude et sèche.

On peut bien sûr associer le trèfle violet avec une graminée. Le ray-grass hybride lui est particulièrement adapté. Ces deux plantes ont en effet la même pérennité et sont tout à fait complémentaires.

L’utilisation du trèfle violet est difficilement envisageable en pâturage à cause du risque de météorisation, sauf en cas de mélange multi espèces. Dans ce cas, on peut envisager une proportion de trèfle (en peuplement) de 20 à 30 % maximum. Pour aider à la conception d’un mélange, un convertisseur a été mis en ligne par le Gnis sur www.herbe-actifs.org. Celui-ci permet de traduire une proportion de graines dans un mélange en proportion de plantes car toutes les fourragères n’ont pas le même PMG (poids de mille grains). Ce tableur existe aussi en application pour les Smartphones : le calculateur pour les mélanges prairiaux du Gnis.

Le trèfle violet est donc une espèce très intéressante tant au point de vue alimentaire qu’agronomique avec une facilité d’implantation. Il est particulièrement intéressant en association ou en mélange multi espèces pour une utilisation en ensilage, enrubannage ou affourragement en vert.

BIEN CONNAITRE CHACUNE DES ESPECES FOURRAGERES

Le regain d’intérêt pour les légumineuses de la part des éleveurs se confirme depuis quelques années. C’est tout à fait pertinent à la vue des atouts zootechniques, agronomiques et économiques de cette famille de plantes que l’on se doit d’appeler fabacées. Cet engouement peut parfois orienter les éleveurs vers des espèces mal choisies face à un type de sol et à un objectif d’utilisation. C’est pourquoi il est fondamental de se pencher sur chacune de ces espèces disponibles sur le marché et d’en connaître la biologie.


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