Cultures

Un démarrage correct des arrachages de pommes de terre

La terre livre ses trésors en cette fin d’été, notamment du côté des producteurs de plants de pomme de terre. Pour l’instant, la qualité est au rendez-vous.

La récolte des plants de pomme de terre a démarré chez les producteurs. S’il est encore trop tôt pour tirer des conclusions sur cette campagne d’arrachage, Jean-Yves Abgrall, directeur de Bretagne Plants, qualifie de correcte la qualité des tubercules. « Les producteurs ont préféré décaler les arrachages pour gagner en maturité. Les défanages ont été retardés du fait des conditions fraîches et humides du mois de juillet. Les rendements actuels sont corrects, de l’ordre de 28 à 30 t/ha ».

Il est à noter que les plantations en avril se sont déroulées dans de bonnes conditions et, malgré les coups de chaleur, les craintes de manque d’eau se sont estompées. « Le Sud-Bretagne est toutefois plus hétérogène, avec quelques déficits hydriques », précise le responsable. Les pluviomètres parlent d’eux-mêmes : si la région de Landivisiau (29) a reçu 320 mm d’eau entre avril et août, le secteur de Naizin (56) en a recueilli 170 mm sur la même période.

Pomme de terre arc-en-ciel

La recherche en sélection variétale tourne toujours autour de la résistance au mildiou, cheval de bataille de la filière. « À l’avenir, avec les différents plans Écophyto, c’est un sujet important. Sans chercher une résistance totale, qui peut-être contournée par le mildiou, nous créons des variétés où les attaques se développent mais de façon retardée ». Les critères de rendement, de résistance aux nématodes à kyste et les aptitudes de conservation sont bien sûr des éléments toujours surveillés par les sélectionneurs. À noter les différentes couleurs de chair que peut présenter la pomme de terre : du blanc à l’orange, en passant par le jaune ou le pourpre.

« Ce sont des créneaux ténus, dont les arguments sont la qualité nutritive et les propriétés anti-oxydantes, qui peuvent intéresser des marchés de niche », conclut le directeur. Et d’ajouter que : « Le créneau le plus important reste celui de la transformation, notamment en frite surgelée ». La Bretagne compte 5 815 ha dédiés à la production de plants, surface en hausse de 226 ha par rapport à l’année dernière, et réalisée par 264 producteurs.

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