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Au Gaec des vents, les travaux s’articulent autour du chargeur télescopique

Maniable, fonctionnel, avec une bonne visibilité et économique grâce à sa consommation moyenne de 3 litres/heure… les associés du Gaec des Vents, à Malguénac (56), ne voient que des avantages dans le chargeur télescopique articulé qu’ils ont choisi plutôt qu’un télescopique plus conventionnel.

Les associés du Gaec des Vents à Malguénac (56) misent beaucoup sur l’herbe pour l’alimentation du troupeau de 150 laitières. Sur les 150 ha de SAU, 108 ha sont en herbe. « Il y a 5 ans, nous avons réalisé de l’aménagement foncier et nous avons planté environ 2 kilomètres de haies autour de nos parcelles. Aujourd’hui ces haies ont besoin d’entretien », indique Fabrice Botland, associé avec ses deux frères au sein du Gaec. Ils envisagent alors d’acheter un télescopique et de l’équiper d’un lamier.

Philippe, Éric et Fabrice Botlan, associés du Gaec des Vents, à Malguénac (56)
Philippe, Éric et Fabrice Botlan, associés du Gaec des Vents, à Malguénac (56)

Une consommation de 3 litres/heure

Une fois la décision prise d’investir dans un télescopique, les associés contactent leur concessionnaire pour avoir un engin de démonstration pendant quelques jours. « Le manque de visibilité avec le bras sur le côté nous a un peu refroidis. On nous a alors orientés vers un chargeur articulé télescopique, ce qui nous a tout de suite convaincus », explique Fabrice Botland.

Ils utilisent le chargeur Dieci d’une puissance de 75 chevaux depuis un an. « Du fait qu’il soit articulé, on le trouve plus maniable qu’un télescopique et nous apprécions d’avoir le bras centré. Les pneus vont moins s’user qu’avec 4 roues directionnelles et il y a moins de pièces d’usure comme les cardans par exemple. » L’engin a remplacé un tracteur de 115 chevaux qui est retourné aux travaux des champs. « 115 chevaux pour bricoler dans une cour de ferme ce n’est pas l’idéal. » Les associés y voient aussi l’aspect économique, le chargeur de 75 chevaux consomme en moyenne 3 litres/heure. C’est environ la même consommation que l’ancien tracteur de cour au ralenti.

Des pneus larges pour gagner en stabilité

Le chargeur est équipé du système Euro qui permet d’adapter les outils existants tels que la fourche à griffe pour le fumier, le godet multibenne, les fourches transpalettes ou encore un godet à terre. Le chargeur télescopique a tout d’abord servi à charger la mélangeuse, curer la stabulation, stocker des bottes sous le hangar. « Nous arrivons à gerber 5 bottes de hauteur alors qu’avec le tracteur la limite était de 4. » Les pneus larges apportent de la stabilité sur sol dur lors du curage du fumier. Par contre la garde au sol est un peu basse lorsqu’il y a une bonne épaisseur de fumier. « Un point négatif qui devient un avantage lorsqu’il faut monter et descendre de l’engin de nombreuses fois par jour. »

Le lamier est équipé de 3 disques de 70 cm de diamètre, il se déporte hydrauliquement de 1,20 m.
Le lamier est équipé de 3 disques de 70 cm de diamètre, il se déporte hydrauliquement
de 1,20 m.

Élaguer des branches à 6,80 m du sol

Le lamier est le dernier investissement réalisé par les éleveurs pour équiper le chargeur articulé. « Nous avons un broyeur d’accotement mais ce n’est pas fait pour entretenir les haies. » Les éleveurs vont gagner en sécurité puisqu’ils n’auront plus besoin de monter dans un godet pour couper les branches des arbres qui bordent les parcelles. Une seule personne va pouvoir faire le travail de 2 voire même 3 personnes. « En cumulant les 4,70 m du bras télescopique et les 2,10 m du lamier, nous allons pouvoir élaguer des branches situées à une hauteur d’environ 6,80 m du sol », estiment les éleveurs.

Le télesco en action par ICI >>> https://www.youtube.com/watch?v=4_dOgIo4UAo

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