Machinisme et équipements

À l’EARL de la Valiée, petit télescopique rend grands services

Tous les jours, Sylvie Le Lohé racle les couloirs d’exercice de la stabulation. Depuis l’arrivée du petit chariot télescopique, la tâche est vraiment plus simple. Son mari Hervé apprécie aussi l’engin maniable et polyvalent pour les chantiers de curage ou de rentrée des fourrages.

À l’EARL de la Vallée à Plaudren (56), chaque associé s’occupe de sa filière. Sylvie Le Lohé suit le troupeau laitier. Son époux Hervé conduit l’atelier porcin à façon (post sevrage et engraissement). Il y a un an, le couple a investi pour la première fois dans un chariot télescopique. « Sur l’exploitation, il y a trois tracteurs. J’ai observé que le plus récent qui tournait tous les jours avait rapidement atteint les 5 000 heures au compteur. Nous nous demandions comment alléger son programme quotidien… », se rappelle le Morbihannais. Au même moment, une stagiaire de passage leur a vanté l’intérêt du télescopique. Un représentant en matériel a fini par les convaincre de faire un essai.

"Je n’ai même pas de marche à grimper pour entrer dans la cabine."
“Je n’ai même pas de marche à grimper pour entrer dans la cabine.”

Une semaine d’essai pour chaque marque

« Mais pas question de tester un modèle en une seule journée. Comme nous n’avions jamais utilisé ce genre d’outil, nous voulions prendre notre temps. Une semaine de prêt nous a été nécessaire avant d’engager un budget de 60 000 € », racontent les deux éleveurs. D’ailleurs, ils ont ainsi réceptionné les engins de trois marques différentes. Et à l’usage, ils ont pu affiner leur choix. « La commande d’un des modèles manquait de souplesse. L’autre avait un joystick trop gros pour mes petites mains », détaille Sylvie Le Lohé. Finalement, ils ont opté pour un JCB S25-60. Depuis, la productrice de lait est devenue fan de la machine qu’elle maîtrise parfaitement.

« C’est le petit modèle de la gamme, ainsi je n’ai même pas de marche à grimper pour entrer dans la cabine. J’apprécie la visibilité, la maniabilité, la compacité et la précision de conduite dans les bâtiments exigus. Grâce au rayon de braquage, le raclage des couloirs d’exercice, tous les jours, est beaucoup plus simple et sans doute un peu plus rapide qu’avec le tracteur auparavant. » Hervé Le Lohé s’est également vite rendu compte de la plus-value de son nouvel outil à l’heure de curer les étables. « Auparavant, avec le couple tracteur – chargeur, il y avait des coins que je ne pouvais pas atteindre. Notamment une partie de la case de vêlage ou d’infirmerie. C’était une zone de litière souvent très tassée qu’il fallait vider manuellement. Une corvée. Aujourd’hui, j’ai accès partout. »

Après la moisson, il a aussi vu la différence. « Grâce à sa flèche qui se déploie à 7 m de haut, dans le hangar à fourrages, je peux désormais empiler non plus 4 mais 5 bottes les unes sur les autres. À l’arrivée, cela fait une sacrée différence. » Et ce n’est pas tout, en plus des feux sur la cabine, l’éclairage en bout de flèche est un plus. « Quand on passe en plein été de la cour très lumineuse à l’ombre à l’intérieur pour ranger la paille, l’œil met du temps à s’habituer. Mais aussi quand on approche de la toiture, pour poser la dernière botte, on risque moins de casser une tôle. »

Grâce à la flèche qui se déploie à 7 m de hauteur, dans le hangar à fourrages, il est désormais possible de monter des piles non plus de 4 mais de 5 round ballers en faveur d’une économie de surface de stockage.
Grâce à la flèche qui se déploie à 7 m de hauteur, dans le hangar à fourrages, il est désormais possible de monter des piles non plus de 4 mais de 5 round ballers en faveur d’une économie de surface de stockage.

Dans les prairies pour l’abreuvement

Le nouveau chariot de 70 CV tire aussi son épingle du jeu dans les champs. Grâce au crochet à l’arrière, la tonne à eau peut être transportée pour remplir les bacs à eau dans les prairies. « De même, quand il a plu, que les abords ont été piétinés par les génisses, grâce à la flèche télescopique, il est possible d’aller poser facilement une botte de foin dans un râtelier sans s’engager sur une zone boueuse. » En fait, les deux éleveurs sont ravis de leur acquisition. Exigeant, Hervé Le Lohé ne voit que deux petits défauts à la machine : « Elle est lente sur la route, notamment dans les côtes et le réservoir de 35 L manque de capacité ». Par contre, pour l’entretien, « un graissage régulier de la flèche notamment », est plutôt simple et l’accès au moteur « bien pensé ».

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