Cultures

“Le chou-fleur reste la locomotive des productions d’hiver”

La large gamme de légumes de la coopérative saint-politaine a connu différents faits marquants. Le travail sur la segmentation et la diversification reste le mot d’ordre.

« Nous sommes passés de 6 semaines d’avance à 4 semaines de retard en chou-fleur, avec des prix élevés qui ont compensé les 14 millions d’invendus et les 10 millions de têtes perdues. Le prix moyen s’affiche à 0,56 centime, la perte de 9 % du chiffre d’affaires est essentiellement liée aux pertes au champ. Une baisse de 5 % des emblavements est à noter », introduit Jean-Michel Péron, secrétaire général adjoint à la Sica, en chiffrant le bilan de la campagne 2015/2016. La baisse des surfaces consacrées au légume fleur se poursuit, elle est de 30 % en 10 ans. « La barre des 100 millions de têtes est un seuil minimum à garder, c’est une production locomotive pour les légumes d’hiver. Parallèlement, la gamme des crucifères a une tendance haussière », ajoute Jean-François Jacob, président de la coopérative. Ainsi, les brocolis ont profité des inondations du nord de la France de juin dernier, la production bretonne a tiré son épingle du jeu.

« La durée de vie des produits est plus courte, il faut s’y adapter », estime Jean-François Jacob, président de la Sica.
« La durée de vie des produits est plus courte, il faut s’y adapter », estime Jean-François Jacob, président de la Sica.

Pour les choux pomme, la Sica multiplie la segmentation, en lançant un « cœur de chou vert, auquel on a retiré les premières feuilles. C’est un produit qui a du mal à trouver son marché, sachant qu’il faut laisser 3 ans à une nouveauté pour trouver son rythme de croisière. Les récoltes de choux pommes ont été catastrophiques, en raison de la pluviométrie. En plus de la non-vente, la qualité a été fortement en baisse. Le prix s’établit à 33 centimes la tête, pour ce qui a été récolté. Fort heureusement, la saison en cours connaît une meilleure qualité », estime Marc Keranguéven, secrétaire général. Enfin, le Romanesco reste stable en quantité, prix et chiffre d’affaires, grâce à une demande italienne présente et victime d’aléas climatiques. 2,18 millions de têtes ont ainsi été expédiées, à un prix de 64 centimes et générant un chiffre d’affaire net producteur de 1,39 millions d’euros.

La large gamme produite par les agriculteurs de la coopérative répond à « une segmentation sociétale. Nous travaillons sur des diversifications avec des produits à durée de vie de plus en plus courte. Il faut s’y adapter et être les premiers », pense le président, dont les propos sont illustrés par les productions d’artichauts. « Nous avons un très bon retour sur la conservation post-récolte du Cardinal. À l’inverse, pour la variété de petit violet Carmin, nous avons pris la décision de l’arrêter », explique Jean-Marc Péron. La coopérative finistérienne a dégagé pour la campagne 2015/2016 un chiffre d’affaires de 202 millions d’euros, en hausse de 1 %.

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