FinistèrePolitique et Syndicalisme

Lait : une facture de deux milliards d’euros ?

Communiqué rédigé suite à la réunion CR 29 – APLI 29 – Conf’ 29 du 21 mars 2017, à Briec-sur-l’Odet.

L’APLI 29, la CR 29 et la Conf’ 29 s’associent en cet anniversaire de la fin des quotas laitiers pour rappeler que la crise qui frappe depuis 2 ans les fermes laitières aurait pu être évitée si les responsables politiques avaient jouer leur rôle. Depuis 2015, les laiteries coopératives et privées sont devenues les maîtres du jeu ! Ce sont elles qui distribuent les volumes et qui imposent leur prix.

Les trois organisations départementales s’unissent pour interpeller les politiques sur la nécessité d’une reprise en main de leur pouvoir législatif. Elles appellent aussi les Jeunes Agriculteurs du Finistère à se joindre à ce mouvement. Nous voulons tous des paysans nombreux répartis sur le territoire. Si une seule Organisation de Producteurs par bassin était créée, elle aurait le pouvoir de remettre la gestion de l’offre dans les mains des producteurs. Et qui gère l’offre peut négocier le prix ! Dispersés comme nous le sommes aujourd’hui, entre organisations de producteurs multiples et coopératives, nous ne pourrons jamais peser sur la détermination du prix à la production.

À ce jour, le coût de la crise est évalué à 2 milliards d’euros, supportée par les paysans. Elle a aussi eu un coût humain très fort. Combien de producteurs laitiers au bord du gouffre à force de ne pas pouvoir payer les créanciers ? Combien de liquidations judiciaires ? Combien de suicides ? Le département perd une centaine de fermes laitières par an. La crise a encore accéléré le processus. C’est un choix de société qui se pose à nous ! Veut-on des campagnes désertifiées, surendettées, avec une ferme par commune – ou même par canton ?!!

Aujourd’hui, après deux années de prix extrêmement bas, certains irresponsables professionnels et syndicaux voudraient nous faire croire qu’un prix du litre à 31 centimes permet une rémunération correcte. On continue de se baser sur des indicateurs beurre/poudre pour justifier les bas niveaux de prix, alors que l’industrie engrange des excédents et que la grande distribution asphyxie l’économie agricole.

Le programme d’aide à la réduction laitière a montré qu’il était possible de réduire temporairement la production pour maintenir le prix ! Des outils et des mesures existent qui ont été sérieusement travaillées aux niveaux national et européen. Il est grand temps qu’elles soient prises en compte. Il en va de la survie de nos exploitations et de l’avenir de notre territoire.

Rendez-vous devant la préfecture de Quimper ce 27 mars pour déposer une facture de 2 milliards € aux représentants de l’État.

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