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Une maturité hétérogène suite aux attaques des géomyzes

Les parcelles touchées par la mouche géomyze présentent un retard de croissance malgré un redémarrage des plantes observé, qui ne compensera pas les pertes de rendement.

L’enquête menée auprès des agriculteurs bretons a confirmé l’ampleur exceptionnelle des dégâts dus à la mouche géomyze sur la région. « Plus d’une parcelle sur deux a subi des attaques », relève Arvalis-institut du végétal. Parmi les parcelles non protégées avec un traitement de semences efficace, environ 2 sur 3 connaissent des dégâts très significatifs et la perte moyenne à l’échelle de la région est estimée à près de 20 % de la surface totale en maïs.

Un redémarrage à partir de talles

Au final, une faible part des parcelles gravement touchées a été ressemée. « Mais on a constaté dans beaucoup de situations des redémarrages de plantes suite aux attaques, à partir des talles », observe Arvalis. Ce phénomène avait été peu observé jusqu’ici dans le cas d’attaques de mouche géomyze. Sur la photo, le pied 1, non attaqué, de gros diamètre, est pourvu d’un bon développement racinaire. Les pieds 2 et 3, après attaque de la mouche géomyse, redémarrent à partir d’une talle mais présentent un retard de croissance et un faible diamètre de tige. L’attaque de la mouche a bloqué le pied 4 au stade 3 feuilles. « Pour les parcelles présentant les plus forts dégâts, les redémarrages de plantes ne compenseront pas la perte de rendement qui risque d’être proportionnelle à la densité manquante », estime l’organisme technique.

Pour les parcelles ressemées à partir des derniers jours de mai, jusqu’au 10-15 juin, le retard de croissance est conséquent : environ 6 feuilles (soit 270° j. en base 6) par rapport aux semis de début mai. Ces maïs devraient atteindre ces jours-ci le stade début floraison mâle (floraison femelle prévue entre le 10 et 15 août). Ces maïs auront parfois des difficultés pour arriver à maturité, notamment dans les secteurs les plus froids.

Privilégier le stade des maïs les plus avancés

Dans tous les cas, les difficultés vont se présenter à la récolte. Dans une même parcelle, les plantes de maturité très différentes vont cohabiter. Arvalis met en garde : « La décision quant à la date de récolte sera à prendre au cas par cas. Mais en règle générale, pour préserver un minimum la qualité du fourrage ensilé, il faudra privilégier le stade des maïs les plus avancés, surtout s’ils sont majoritaires en nombre. »

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