Edito

Parapluie

Un observateur perspicace, peut-être un brin mesquin, sinon une goutte cynique, faisait observer une spécificité française bien curieuse : par temps pluvieux, un ministre est toujours accompagné d’un porte-parapluie pour franchir la dizaine de pas qui le sépare de sa berline au porche du bâtiment qu’il gagne d’un pas alerte. Et d’interroger : « La France est-elle donc si riche pour pouvoir payer quelqu’un pour tenir un parapluie ?». Barack Obama, lui, tient son parapluie seul comme l’ont montré les images de sa visite historique dans la capitale cubaine. Tout comme son épouse, Michelle, qui n’a pas davantage besoin de porteur d’ombrelle pour protéger son élégance toute naturelle même par mauvais temps.

L’humour est à consommer sans modération

Les Bretons, jamais en manque d’idées, ne seraient pas long à imaginer là un gisement d’emplois impressionnant. Avec 210 jours de pluie par an, Brest détiendrait à ce titre un légendaire record de plusieurs milliers d’emplois de porteur de parapluie pour protéger tous ces Bretons qui, comme les canards, se dandinent dehors dès que la bruine crachine. Sans parler des emplois induits dans la fabrication de parapluies qui créerait une économie florissante tant la durée de vie de la toile protectrice est sujette à rupture impromptue quand survient une rafale sans prévenir.
L’humour, comme la pluie bretonne, est à consommer sans modération. Surtout par temps de crise. Selon une étude réalisée auprès de 2 000 salariés du G8, il renforcerait même la résistance aux agressions extérieures. Alors rions. Car, comme qui dirait : « L’humour est l’adrénaline des optimistes ».

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