Une filière tournée vers le naissage et l’export

production-porc-exploitation-porcine-engraissement-naissage-export - Illustration Une filière tournée vers le naissage et l’export

Ces dernières décennies, le Danemark a connu une concentration et un agrandissement rapides de ses exploitations porcines.

Le prix bas du porc et des réglementations environnementales plus contraignantes ont fait reculer l’engraissement tandis que les exportations de porcelets se sont envolées. En 2014, le cheptel porcin danois s’est établi à 12,3 millions de porcs, en baisse de 6,9 % en 10 ans. Le nombre d’exploitations ayant des porcs a été divisé par 2,8, passant de 9 994 à 3 626. Selon les projections du centre de recherche VSP, il n’en restera que 1 720 en 2024. Les exploitations naisseurs-engraisseurs disparaissent le plus vite : -74 % en dix ans contre -45 % pour les engraisseurs et -35 % pour les naisseurs. En 2014, elles détiennent 53 % des truies du pays et produisent 35 % des porcs charcutiers.

Ce sont principalement des élevages en multisites, alors que seulement 30 % des exploitations spécialisées en engraissement ont plusieurs sites. Quoique naisseur-engraisseur, elles n’engraissent que 42 % des porcelets qu’elles produisent, en moyenne. Le pays poursuit sa spécialisation vers le naissage, entamé durant les années 2000. Selon une enquête de l’union des producteurs de porcs danois DSP auprès de ses adhérents en 2015, 23 % des naisseurs et 21 % des engraisseurs ont des projets d’expansion d’ici 2018.

[caption id=”attachment_13091″ align=”aligncenter” width=”300″]Nombre d'exploitations ayant des porcs Nombre d’exploitations ayant des porcs.[/caption]

À l’opposé, 6 % des naisseurs et 24 % des engraisseurs envisagent de réduire ou d’arrêter la production. Les exportations de porcelets dans toute l’Europe, et notamment en Allemagne et en Europe de l’Est, devraient continuer d’augmenter sous l’effet de la baisse des capacités d’engraissement et des gains de productivité des truies. D’ici 2018, le Danemark pourrait produire 1,5 à 3,0 millions de porcelets en plus par an et engraisser 1 à 2 millions de porcs en moins, soit 2,5 à 5 millions de porcelets à exporter en plus des 11 millions actuels… Source : Ifip


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