Productions Agricoles

Lait : gros travail sur l’efficacité alimentaire

Grâce à un management efficace de la ration, en parallèle à la mise en place de lots, Le Gaec Pichon affiche de bonnes performances économiques et sanitaires.

Basé à Beuzec-Cap-Sizun (29), le Gaec Pichon produit 650 000 L de lait avec 71 VL, et compte aussi un atelier de 185 truies naisseur engraisseur. 2 UTH s’occupent de la partie lait et 2,4 UTH de la partie porc. Pour gagner en productivité et améliorer la santé sur l’élevage laitier, les producteurs ont affiné la ration. Depuis 2010, suite à l’agrandissement du troupeau, cette dernière est diversifiée, pesée et mélangée.

Des résultats économiques qui suivent

La moyenne d’étable atteint 9 100 L/VL sur la campagne 2013/14, et la production par ha de SFP, 13 500 L. La marge sur coût alimentaire grimpe à 279 €/1 000 L et
les frais vétérinaires se situent juste au-dessus de 7 €/1 000 L. Outre le soin apporté aux rations, le confort l’emporte sur l’élevage, avec une logette et une place à l’auge pour chaque vache laitière. Les pattes sont également chouchoutées avec un parage annuel et des interventions curatives. Et les éleveurs observent avec attention le poil des animaux, la rumination, les bouses…

Une ration très homogène

« Sur la SAU de 87,5 ha, nous cultivons 35 ha de maïs (dont 10 ha en grain), 35 ha de céréales et le reste est en herbe. Des analyses sont réalisées sur les fourrages. En hiver, nous donnons avec le maïs de l’ensilage d’herbe, et au printemps de l’enrubannage. Nous apportons aussi de la paille de colza. L’alimentation est ensuite individualisée à l’auge », explique Jean-Marc Pichon, un des associés. « La granulométrie de la ration est très homogène, avec des fourrages pré-coupés, des temps de mélange contrôlés. Les producteurs souhaitent réduire le tri par les animaux », explique Ronan Le Gall, coordinateur technique Triskalia. Pour atteindre les objectifs de production et d’ingestion, la distribution est réalisée deux fois par jour, et la ration, repoussée 6 à 7 fois. Le pâturage est conduit en cinq paddocks avec fil avant. Quinze ares/VL en moyenne sont dédiés au pâturage. « Il faut que ce soit du temps productif. Les vaches ont une auge en parcelles qui est remplie à la mélangeuse. Elles ne se jettent pas sur la ration quand elles reviennent en stabulation chaque soir, pour passer la nuit », indique l’éleveur.

Deux lots de vaches taries

En 2011, les producteurs ont mis en place un lot séparé de taries, et en 2013, deux lots distincts. Les deux lots reçoivent une alimentation à base de maïs et de fibres grossières, plus des complémentations azotées et minérales individualisées à chaque lot. « Le deuxième lot rassemble les femelles 2 à 3 semaines avant vêlage. L’objectif est notamment de maîtriser le Baca. Et il faut que les vaches taries gardent de l’appétit jusqu’au vêlage, qu’elles maintiennent leur capacité d’ingestion. » Ce programme a permis de réduire les soucis de fièvre de lait et de retournement de caillette. « Mieux vaut s’occuper des vaches pendant les deux mois de tarissement, que d’avoir des problèmes à gérer après… », souligne l’éleveur.

Séparation en début de lactation

Après vêlage, les vaches et génisses sont séparées pendant une semaine et reçoivent un supplément énergétique (mono-propylène-glycol solide au cornadis). « Cela permet de surveiller l’ingestion, de s’assurer de l’accès à l’auge… » Par ailleurs, pour être sûr d’avoir toujours des fourrages de qualité à distribuer, un silo « tampon » de maïs est mis en place sur l’exploitation. À la récolte, le taux de MS visé est 32 – 33% en maïs. L’herbe (mélange de graminées et légumineuses) est stockée soit en
ensilage (brins courts et conservateurs), soit en enrubannage. Agnès Cussonneau

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