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L’implantation : étape clé de la réussite de la culture de lupin

Afin de favoriser une levée rapide et homogène, il est important de semer dans un sol chaud et ressuyé, et de privilégier une parcelle propre.

Le lupin d’hiver peut être implanté dans des zones plus tardives : sol qui se réchauffe moins vite au printemps ou plus humide, c’est-à-dire où les interventions au mois de février/mars peuvent s’avérer délicates. Attention néanmoins à ce que le sol ne soit pas hydromorphe. Le lupin d’hiver peut également être implanté dans les secteurs dont les sommes de températures ne sont pas suffisantes pour qu’une culture de printemps atteigne la maturité. Il s’adapte aussi à des sols superficiels, à cailloux, à réserve utile plus faible car il est moins sensible au coup de sec de début d’été.

Le choix de la parcelle

Les sols hydromorphes sont à éviter, tout comme les sols riches en calcaires actifs : choisir une parcelle drainante dont le taux de CaCO3 total est inférieur à 2,5 %. La parcelle devra également être très propre car peu de solutions herbicides sont homologuées sur le lupin. Un certain salissement peut avoir lieu du fait du cycle relativement long (10-11 mois) et du faible pouvoir couvrant de la culture. Les parcelles à faible risque d’enherbement automnal et estival sont donc à privilégier. Afin de limiter le risque maladies et ravageurs, le retour du lupin sur une même parcelle doit être espacé d’au moins 5 ans.

Variété de lupin
Variété de lupin.

Préparation du sol

Afin de limiter le risque d’attaque par les mouches du semis, il est impératif de labourer au moins un mois avant le semis du lupin d’hiver. Pour favoriser le développement des racines et des nodosités du lupin, un sol structuré sur les 15 premiers centimètres est nécessaire. Attention aux lits de semences trop fins, plus sensibles au phénomène de battance. Les limaces peuvent être à l’origine d’une perte importante à la levée. L’idéal est de mettre en place des pièges à limaces 15 jours avant le semis afin d’identifier les espèces présentes et d’intervenir à temps avant qu’elles ne provoquent des dégâts trop importants.

Le lupin d’hiver doit être implanté dans un sol encore chaud afin de favoriser une levée rapide. Les semis s’étalent entre le 15 et le 30 septembre, au plus tard le 5 octobre. La graine doit être positionnée à une profondeur de 3 cm, à une densité de 25 graines/m², l’objectif étant d’obtenir 20 plantes/m². Utiliser un semoir à céréales ou un semoir pneumatique, ce dernier permettra d’optimiser la répartition et la profondeur de positionnement des graines. Le traitement de semences est recommandé. Il participe à la lutte contre la mouche des semis et l’anthracnose du lupin. Privilégier donc l’achat de semences traitées au Pyristar (chlorpyriphos-ethyl à 250 g/L).

Faut-il inoculer le lupin ?

Contrairement au pois ou à la féverole, Bradyrhizobium lupini, le rhizobium du lupin n’est pas naturellement présent dans tous les sols français. Pour une parcelle portant du lupin pour la première fois, il est impératif d’apporter de l’inoculum. Un seul produit existe sur le marché : Inoculum Lupin NPPL Tourbe. Ce produit peut être utilisé à sec ou avec de l’eau.

Pas d’azote sur le lupin

Comme pour tous les protéagineux, il n’est pas nécessaire d’apporter de l’azote sur le lupin. De par sa capacité à noduler, il fixe l’azote atmosphérique assurant sa nutrition azotée. En revanche, un apport de 30 à 40 unités/ha de phosphore et 80 à 100 unités/ha de potasse pour un objectif de rendement de 40 à 50 q/ha est possible. À raisonner selon l’analyse de sol

Choix de la variété

On trouve sur le marché 4 variétés de lupin d’hiver. Certains critères sont à prendre en compte de façon prioritaire lors du choix d’une variété :

  • La résistance au froid
  • La précocité à floraison
  • La verse à maturité.

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