L’Ille-et-Vilaine se maintient en nombre de vaches charolaises

race-vaches-charolaises - Illustration L’Ille-et-Vilaine se maintient en nombre de vaches charolaises

Alors que la race est moins bien représentée en Bretagne, les effectifs sont stables en vaches charolaises en Ille-et-Vilaine.

Le Gerbociv (Groupement des producteurs charolais d’Ille-et-Vilaine) a tenu son assemblée générale le 2 juillet à Saint-Rémy du Plain, réunissant 25 participants. Frédéric Guy, animateur du syndicat charolais, a apporté un éclairage sur la production de viande bovine dans le monde, soulignant le réveil de la Chine (avec Hong Kong) qui a augmenté ses importations de viande de 26 % entre 2013 et 2014. Aux États-Unis, au Viêtnam, en Égypte, les achats sont également en forte augmentation, contrairement à la Russie qui baisse ses importations de 10 %.

Génisses en baisse

En Bretagne, les effectifs de vaches allaitantes sont plutôt en baisse, notamment en race charolaise et en croisées. « L’Ille-et-Vilaine, qui maintient ses effectifs, rassemble 29 % des vaches charolaises bretonnes, comme dans les Côtes d’Armor. Le Finistère et le Morbihan en comptent 21 %. Les génisses charolaises chutent de 3 % entre 2014 et 2015 en Bretagne. » S’agissant des mâles, la baisse est forte en croisés sur l’Ille-et-Vilaine : – 4 % entre 2014 et 2015. En viande, le nombre de mâles est stable, mais il chute aussi en races laitières, alors que le nombre de naissances augmente : un effet des paillettes sexées.

« Pour exemple entre 2013 et 2014, il y a eu 5 759 naissances supplémentaires et seulement 445 mâles supplémentaires contre 5 314 femelles. Or, les mâles laitiers peuvent venir concurrencer les mâles charolais dans la filière Jeunes Bovins », rappelle Frédéric Guy. Il souligne par ailleurs que le Charolais est plébiscité pour les achats de broutards dans les ateliers d’engraissement du département, pesant près de 60 % des mâles allaitants achetés hors d’Ille-et-Vilaine.

50 vaches inscrites au Gaec de Bretigneul

L’après-midi a été consacré à la visite du Gaec de Bretigneul à Sens-de-Bretagne, qui compte 2 UTH et un apprenti. L’atelier viande est constitué de 50 vaches, toutes inscrites au Herd-Book charolais. Les éleveurs réalisent 40 % d’IA, utilisant 5 à 6 taureaux, et les vaches sont échographiées. Des femelles d’élevage sont vendues. Les mâles sont commercialisés en broutards, et certains en reproducteurs. Sur une SAU de 200 ha (57 ha de maïs ensilage, 63 ha d’herbe et 80 ha de céréales), les producteurs gèrent également un atelier lait de 920 000 L plus rallonges.

Tri plus précoce grâce à la génomie

Également lors de l’assemblée, Antoine Caullery d’Évolution a réalisé un point sur les avancées génétiques, répondant à la question « Quels sont les avantages de la génomie pour les éleveurs ? » Cette technologie va apporter plus de fiabilité, avec un gain de précision de 5 à 50 % selon les caractères, et ce, beaucoup plus rapidement. À la naissance, les index d’une génisse seront connus avec le même niveau de précision que ceux d’une vache qui a eu 5 descendants. Comme les résultats combinent l’évaluation classique et les informations génétiques, les index sont les mêmes qu’avec le système Iboval, donc rien de déroutant pour les éleveurs.


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