Côtes d'ArmorPolitique et Syndicalisme

ECA, un échange profitable à 100 %

Organisation des exploitations Anne et Gildas Guillas produisent du lait sur la commune de Locoal-Mendon dans le Morbihan. Ils tiennent à valoriser au mieux leur blé produit sur l’exploitation dans l’alimentation de leurs animaux. L’échange céréales aliment (ECA) avec Triskalia est une évidence depuis déjà 7 ans…

En 2008, l’exploitation a pris une autre dimension avec l’installation d’Anne Guillas : augmentation de la référence laitière, installation de logettes et
d’un distributeur automatique de concentrés (Dac) et suppression des cellules de stockage des céréales, vieillissantes et encombrantes ainsi que du concasseur qui ne permettait pas un broyage correct. Gildas complète : « La qualité des céréales stockées de cette manière était médiocre, avec la présence de charançons. De plus, on n’était pas très regardant sur les quantités de céréales distribuées et faire passer des céréales dans le Dac n’était pas envisageable. »

De la trésorerie au bon moment, un prix garanti

Dans le cadre du contrat ECA confort, les céréales sont payées à la récolte. L’éleveur souligne que « c’est de la trésorerie qui arrive au bon moment. » « Par ailleurs, ce contrat garantit un prix fixe de l’aliment indexé sur le prix du blé à la récolte », complète Jean-Luc Jéhanno, technicien conseil en nutrition Triskalia. Avec l’arrêt des quotas et l’évolution éventuelle de la taille des exploitations, cette trésorerie sera d’autant plus précieuse à cette période de l’année… L’intérêt économique de l’ECA est réel. L’utilisation des céréales via l’aliment, l’installation du Dac et l’arrivée récente d’un bol mélangeur ont également permis aux associés de l’EARL Guillas d’affiner le coût alimentaire du troupeau en analysant les quantités réellement distribuées.

laboratoire-capinov
Tous les fourrages et les différentes coupes sont analysés au laboratoire Capinov. Gildas et Jean-Luc s’appuient sur les résultats pour déterminer la complémentation.

Sécurité pour un troupeau en forme et performant

Depuis la reprise de l’exploitation familiale, la référence laitière a évolué de manière notable. « Afin de limiter les charges de structure, le bâtiment, en dehors de l’installation de logettes, n’a pas été modifié. Nous avons donc fait le choix d’optimiser la production par vache » confie l’agriculteur. Distribuer une alimentation de qualité et sécurisée est donc incontournable au même titre qu’analyser les fourrages pour adapter idéalement la complémentation du troupeau. « Avoir un stock de fourrage conséquent est une particularité de l’élevage côtier. Ici, la période de pâturage est courte. Au 15 juin, l’herbe se fait rare. On démarre tôt mais un pâturage de qualité n’excédera pas 60 jours. Il pourra toutefois se poursuivre jusqu’à 90 jours maximum. En parallèle, tous les fourrages sont systématiquement analysés par Jean-Luc Jéhanno » précise Gildas Guillas. « En année de sécheresse, on a des ensilages de maïs avec un rapport cellulose-amidon favorable à l’amidon. On se doit de maîtriser la subacidose et la gamme ECA permet de choisir l’aliment adéquat en fonction des valeurs du maïs » rajoute le technicien. À noter que Triskalia propose également un ECA confort sur maïs avec l’accès à l’ensemble de la gamme. Les producteurs distribuent ainsi des aliments sécurisés aux valeurs garanties, contrairement aux céréales dont la valeur alimentaire peut fluctuer dans le temps, souvent en raison d’une mauvaise conservation.

Rations du troupeau

Pour les vaches laitières : l’hiver, c’est Adélia 460 à la mélangeuse avec de l’ensilage de maïs et de l’enrubanné de luzerne et Adéliatane Pro + Adélie Blé au DAC. Au printemps avec  pâturage, c’est Adéliamel à la mélangeuse avec de l’ensilage de maïs et Adéliaviv et Adélie Blé au Dac.

Pour les génisses : une ration classique avec du Gadélia 2.6 supplémenté.

Pour les taurillons et génisses à viande : en finition, une ration complémentée avec du Bufflo Elite. Résultats d’analyse d’herbe enrubannée 2015 : MS 54,2 %, DMO 77, UFL 0,97, MAT 16,6, PDIN 104,5, PDIE 86,2.

« L’ECA, c’est du confort ! »

Trésorerie et garantie tarifaire, santé et performance des animaux, mais aussi confort de travail et gain de temps. « Nous ne regrettons pas la manipulation des céréales et surtout la poussière qu’elles dégageaient » confie Gildas Guillas. Il rajoute « En choisissant l’Adélie Blé pour les vaches, je fais le choix de rester proche de la valeur de la céréale. Pour les génisses, je donne du Gadélia 2.6 supplémenté en concertation avec le vétérinaire. Si j’avais fait le choix de donner des céréales, il aurait fallu administrer le produit en plus alors qu’ici, tout est dans l’aliment. » En termes de sérénité, ne pas avoir à se préoccuper de la conservation des céréales est aussi un point positif.
Gildas et Anne Guillas ne reviendraient en arrière pour rien au monde. La souplesse du contrat ECA confort permet de tester le système sur une année dans le cadre d’une réflexion sur l’investissement. Carole Perros / Triskalia

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