Productions Agricoles

Maïs : Samco, effet de mode ?

Les semis de maïs sous tunnel plastique Samco sont en cours de réalisation, à l’heure où les semis en sol nu démarrent. L’engouement pour cette technique semble s’estomper, mais la technique s’affine.

Si les semis de maïs en sol nu se préparent, les semis sous plastique sont en cours, les chantiers avancent « dans de bonnes conditions », insiste Rodolphe Daval, de la société Samco, une des conditions de réussite de la mise en place de la culture. Et pourtant, ils se font discrets dans les campagnes. « À ce jour, nous n’avons réalisé que 25 % des surfaces prévisionnelles en maïs Samco, la demande reste timide », précise Jean-Pierre Verrin, responsable d’atelier à l’ETA Boulais, à Guipry (35).

Une sole maïs en baisse en 2015

Avec un marché de maïs grain peu attractif, la présence de stocks fourragers en élevage ruminant, les semis sous plastique devraient subir la même tendance que la sole maïs d’une manière générale cette année, c’est-à-dire une légère baisse de surface. « On s’attend à une baisse de l’ordre de 10 % », estime Rodolphe Daval, de la société Samco. « Et cette diminution de surface est plus liée au contexte économique que climatique, car les conditions météorologiques sont favorables depuis un mois », explique Michel Moquet, ingénieur régional à Arvalis-institut du végétal. Un point de vue nuancé par le représentant de la marque Samco, qui précise que « les conditions n’étaient pas optimum ces dernières semaines, les premiers semis ayant été effectués sur un sol pas suffisamment ressuyé et des températures trop fraîches. » Les chantiers vont donc s’échelonner jusqu’à début mai, en même temps que les semis en sol nu.

L’engouement pour la nouvelle technique est moindre

« Après une forte mobilisation pour cette nouveauté, les surfaces se stabilisent », précise Bernard Boulais, gérant de l’ETA du même nom. Des agriculteurs ont tenté l’expérience en Bretagne, pour valoriser les semis précoces de début avril. Mais la technique ne correspondant pas à leur façon de travailler ; des surprises sur la dégradation de la bâche ou une poussée importante d’adventices malgré l’avantage d’intervention au semis, des déceptions sur le rendement, etc., ont également joué. Ces premières tentatives n’ont pas toujours été fructueuses pour tout le monde dans notre région. Et tout particulièrement parce que les conditions climatiques étaient adaptées au semis de maïs en sol nu permettant d’atteindre des rendements intéressants ces deux dernières campagnes. Les performances de l’année dernière sont toujours en mémoire… Aussi, l’incidence en rendement sur des semis du plastique en chapelle n’est pas jugée assez significative pour justifier un surcoût au semis, d’autant plus pour une valorisation en fourrage. Seule la levée du maïs, ces prochains jours, permettra de faire la différence entre ces deux types de semis, selon les conditions météorologiques de fin avril/début mai.

 Carole David



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