Energies et environnementFinistère

Du bois local pour plus de durabilité

Le bois plaquette est de plus en plus recherché. Sans attendre cette flambée de la demande, des hommes ont fait murir leur projet dans le Nord-Finistère.

Pour accompagner les projets d’installation de chaudières fonctionnant aux plaquettes de bois, la Scic Coat Bro Montroulez de Pleyber-Christ est un interlocuteur. « Nous avions mis en place en 1994 un partenariat avec la Cuma locale. La communauté de communes de Morlaix a fait le choix en 2011 d’orienter sa politique vers le développement durable. Avec la maîtrise de la partie terrain, nous sommes capables de conseiller aussi sur la partie approvisionnement et silo », explique Louis Laurent, dirigeant de cette société coopérative.

Broyé au champ ou sur la plateforme, le bois est stocké pour un séchage optimum afin d’atteindre une moyenne de 25 % d’humidité, contrôlé par une étuve. La provenance du bois sur les deux sites que compte la Scic peut être diverse. « Il peut s’agir de bois de bocage, de bois d’éclaircie, de connexe de scierie, de bois évacué par des paysagistes ou de taillis à très courte rotation (TTCR). Sur le secteur morlaisien, 7 500 tonnes sont fournies par an par l’entretien du bocage, et 28 000 tonnes par la forêt. La gestion de cette ressource est d’ailleurs consignée dans un cahier des charges ».

Pas de coupe rase

Pour garantir les approvisionnements futurs, le prélèvement de bois ne se fait pas au hasard. « Notre charte de bonnes pratiques nous oblige à interdire les coupes rases, en laissant un arbre tous les 6 mètres. Cet engagement dans le développement durable nous permet de trouver notre matière première sur le territoire, de générer des retombées économiques et de favoriser la création d’emploi », pense Louis Laurent. Des plantations de saules par des jeunes élèves ont même conduit à gagner en qualité de l’eau, notamment sur des zones de captage. « Les saules cultivés sont récoltés au bout de 4 ans. La pousse de cette espèce peut atteindre 1 mm par heure, soit 2,4 cm par jour ! Cultivés pendant 20 ou 25 ans, il contribuent à la baisse du taux de nitrates », se félicite le gérant. Quand vie économique, environnement et aspects sociaux se mélangent, les projets ambitieux deviennent réalisables. Fanch Paranthoën

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