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De la régularité dans l’épandage

Pour valoriser au mieux les engrais de ferme, la bonne connaissance des outils d’épandage est primordiale. Afin d’apprécier la différence entre les machines, la fédération des Cuma du Finistère organisait une journée comparative à Guipavas (29).

Les outils d’épandage de matières organiques sont de plus en plus précis. L’important est d’obtenir de la régularité, aussi bien en dosage par hectare qu’en émiettement du produit : les paquets doivent être évités. Pas facile pour autant d’arriver à cette précision, sachant que des facteurs comme la densité du fumier ou les conditions météorologiques au moment de l’épandage vont jouer sur cette qualité.

Test au fumier de logettes

Le fumier fourni pour ce test provient de l’exploitation de Franck Jacolot, éleveur à Guipavas (29). Relativement pailleux, la densité de ce fumier de logettes est de 0,7 kg par litre. Pour mesurer la régularité d’épandage, une bâche est déroulée perpendiculairement au passage du tracteur, et des carrés de 50 cm de côté sont placés tous les 2,5 mètres. Ainsi, quand l’épandeur passe, il est possible de mesurer la quantité de fumier déposé, la largeur de travail ainsi que la qualité d’émiettement. « Le protocole a été décalé dans la parcelle pour permettre à l’épandeur de s’amorcer », explique Alain Laurec, directeur de la fédération des Cuma du Finistère, qui a demandé aux chauffeurs d’épandre 25 tonnes de fumier par hectare à une vitesse de 6 km/h.

Les formules de réglages

Le Pichon Muck Master est le premier engin à s’élancer. « La largeur de travail est relativement faible, à 10 mètres. Par contre, la machine a déposé 22 tonnes à l’hectare de fumier derrière le tracteur, ainsi qu’à 2,5 mètres à gauche et à droite de l’épandeur. Au-delà de 10 mètres de largeur, la quantité diminue à 10 tonnes par hectare. Un second passage dans l’autre sens complétera alors la fertilisation. Côté émiettement, le résultat visuel présente un produit lourd, peu émietté, mais qui a l’avantage de ne pas être sensible au vent », estime Alain Laurec.

Le Rafal de chez Sodimac offre un résultat d’émiettement supérieur, « mais plus sensible au vent. La matière organique est localisée derrière l’épandeur, à 28 tonnes par hectare. À partir de 5 mètres, la dose tombe à 4 tonnes. »

Le Rolland Roll Twin assure également un émiettage de très bonne qualité, avec une largeur moins importante que son concurrent Pichon. « C’est un résultat logique, car lorsque le fumier est moins émietté, il est plus lourd et part plus loin ». Pichon présentait d’ailleurs un autre modèle équipé de DPAE, mais non mesuré dans ce test. Pas de classement au final pour cette journée, car les conditions difficiles lors des tests et le peu de temps de réglages accordé aux chauffeurs ont peut-être faussé les résultats. « En conditions normales, chacun a ses habitudes de réglage de potentiomètre et de vitesse d’avancement », conclut Alain Laurec. Fanch Paranthoën

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