Politique et Syndicalisme

« L’heure est à l’optimisation des outils »

Selon la FDSEA, « l’heure n’est plus à la dispersion des moyens, mais à l’optimisation des outils, au rassemblement des groupements pour une meilleure compétitivité sur le marché européen et mondial. »

« L’outil de production français bâti pendant vingt ans se délite progressivement, laissant la place à des vagues successives de redressements, de liquidations et de chômeurs. Dernière victime : AIM », déclarent les responsables de la FDSEA 35 dans un communiqué. « Jusqu’où irons-nous dans la destruction de nos outils, jusqu’où laisserons-nous aller nos querelles intestines, et quand choisirons-nous la stratégie de l’union ? »

Pour le syndicat, le découragement s’est peu à peu installé dans les campagnes, et la production s’est affaiblie face à une administration qui, « sous la pression des associations environnementales, limite au maximum le développement des exploitations en imposant des démarches longues, coûteuses et complexes, en défendant des normes toujours plus contraignantes. » Du côté des politiques, pas de signe fort non plus : « Avouer qu’on est défenseur de l’agriculture, c’est se mettre à dos son électorat vert. »

Aujourd’hui, les abattoirs français se retrouvent en surcapacité et les groupements s’engagent dans des luttes fratricides. « Dans le même temps, les pays voisins opèrent des restructurations pour faire face à la mondialisation, s’arment face à une concurrence toujours plus implacable… »

« Cette décennie est décisive »

« Malgré tout, les jeunes agriculteurs continuent à s’installer, les compétences et les capacités d’adaptation sont toujours présentes. » Mais pour renverser la vapeur, « il est indispensable que les filières agricoles se réorganisent, que les groupements unissent leurs forces, rationalisent leurs outils et y intègrent de la valeur ajoutée. Valeur ajoutée qui doit être redistribuée équitablement. Cette décennie est décisive pour l’agriculture bretonne et le tissu économique de notre région. »

Abattoirs AIM : un projet de reprise en discussion

Selon l’AFP, les entreprises qui souhaiteraient racheter les abattoirs normands en difficulté AIM ont jusqu’au 29 janvier pour déposer une offre au tribunal de commerce de Coutances (Manche). Un comité central d’entreprise est convoqué deux jours plus tôt, le 27 janvier, précise la CFDT. Un élu local normand note que les sociétés de salaison Brient et Loste-Tradi sont en discussion pour un projet de reprise qui apparaît « le plus crédible » parmi les manifestations d’intérêt. Les deux entreprises sont basées en Ille-et-Vilaine. Le jeudi 15 janvier, Jean-Louis Tourenne, président du Conseil général d’Ille-et-Vilaine, a été reçu par les conseillers du ministre de l’Agriculture. Il a rappelé « la capacité du Département à se mobiliser financièrement pour soutenir un projet de reprise, en lien avec le Conseil Régional et les autres collectivités concernées. »

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