Ille-et-VilaineProductions Agricoles

Eilyps ouvre un service de délégation d’élevage de génisses

Mi-octobre, Eilyps va lancer un nouveau service de délégation de l’élevage des génisses, organisé et encadré. Pour le moment, une douzaine d’éleveurs* et une centaine de naisseurs* sont intéressés.

Nous avons bâti cette offre DélegGénisse pour aider les éleveurs à adapter leur stratégie dans un contexte de demande mondiale laitière croissante. La délégation de l’élevage des génisses va leur permettre d’optimiser la production de lait tout en minimisant les risques sanitaires, liés à la concentration dans les nurseries notamment », a précisé Pierrick Cotto, président d’Eilyps, lors de la présentation de ce nouveau service au Space.

L’éleveur devient propriétaire

Pour la mise en place, Eilyps s’est appuyé sur l’expérience du Clasel, le service étant lancé en Ille-et-Vilaine, Mayenne et Sarthe en même temps. « Ce n’est pas une mise en pension, l’éleveur devient propriétaire de la génisse qu’il achètera 150 euros à 20 jours en Ille-et-Vilaine. Si elle meurt, la perte est à la charge de l’éleveur. Le naisseur a l’obligation de la racheter à 40-50 jours du terme, pour un prix de 1 600 euros. Il s’engage pour une durée de 2 ans minimum », explique Martine Verger, responsable technique Eilyps. Ces prix seront revus annuellement.

« Avant leur adhésion à la démarche, les éleveurs s’engagent dans un cahier des charges sanitaires, en lien avec le GDS. BVD, paratuberculose et néosporose sont notamment surveillées. » Les naisseurs déclarent les naissances femelles à Eilyps qui se charge de gérer les lots. Le transfert des animaux pourra être assuré par l’éleveur ou un transporteur. « Visant un vêlage à 24 mois, les éleveurs devront réaliser un suivi de croissance et suivre un plan d’alimentation. Ils doivent aussi respecter la proposition d’accouplement. »

Une commission DélegGénisse

Les éleveurs comme les naisseurs seront représentés au sein d’une Commission DélegGénisse (comprenant aussi des référents Eilyps), qui s’occupera de fixer le prix des génisses, de gérer les relations entre adhérents, de définir les cotisations, de réfléchir aux évolutions… « L’objectif est de faire élever 1 000 génisses par département à l’horizon 2020 », notent les présidents d’Eilyps et de Clasel. Agnès Cussonneau

L’avis de Martine Verger, responsable technique DélegGénisse

Pour le moment, une douzaine d’éleveurs s’engagent dans cette spécialisation sur les génisses sur le département, d’autres s’y intéressent… Des gens de 40-50 ans qui en ont marre de traire, un JA qui s’installe avec cet élevage de génisses et des cultures… Cela correspond bien à des gens très animaliers qui souhaitent valoriser un site agricole. Mais ils sont encore trop peu nombreux pour satisfaire une demande de délégation très forte. L’opportunité laitière, la gestion de l’azote et la maîtrise des investissements en sont les principales raisons. Une centaine de naisseurs sont pour le moment intéressés, souhaitant faire élever autour de 25 à 30 génisses par an. »

* Le naisseur est celui qui confie l’élevage de ses génisses à l’éleveur.

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