La MSA, mobilisée sur l’accompagnement social et psychologique

Dans le cadre du plan d’urgence agricole CASI, la MSA renforce l’accompagnement social et psychologique des agriculteurs et des salariés.

Quatre femmes dans une salle - Illustration La MSA, mobilisée sur l’accompagnement social et psychologique
De droite à gauche : Valérie Louazon, déléguée Sentinelle, Isabelle Coué, présidente de la MSA Portes de Bretagne, Marine Marot, directrice et Élisabeth Loret, référente mal-être.

« Dans cette période particulièrement difficile pour le monde agricole, la MSA est pleinement mobilisée aux côtés des exploitants et des salariés agricoles. Aucun ne doit être laissé seul face aux conséquences de ces crises », indique Isabelle Coué, présidente de la MSA Portes de Bretagne. Depuis la canicule du mois de juin, 450 personnes se sont signalées, parfois sensibilisées par des membres du réseau Sentinelle (voir encadré). « Toutes ont été contactées par notre service prévention ».

94 personnes ont demandé un accompagnement social

Le plan d’urgence agricole CASI, annoncé par le ministère de l’Agriculture, intègre trois mesures qui concernent la MSA : le renforcement des prises en charge de cotisations et la mise en place d’échéanciers individualisés ; la pérennisation du dispositif territorial de gestion de crise ; le renforcement de l’accompagnement social, psychologique et sanitaire. Les demandeurs d’aide peuvent donc obtenir un accompagnement social, économique ou les deux. « 94 personnes ont demandé un accompagnement social. Elles ont été contactées par nos travailleurs sociaux. 242 ont demandé un accompagnement économique ; elles ont été orientées vers notre service recouvrement. 246 ont demandé à la fois un accompagnement social et économique ».

Des aides au répit administratif

Depuis 2025, la MSA est engagée dans la Grande Cause Nationale santé mentale. « La prévention permet d’agir avant que les difficultés ne s’aggravent et contribue à préserver à la fois les personnes, les familles et les exploitations », souligne Marine Marot, directrice de la MSA Portes de Bretagne.

353 personnes ont bénéficié de l’aide au répit

Par rapport à l’année dernière, le nombre de personnes suivies est en augmentation de 10 %. « Nous avons ouvert 100 nouveaux dossiers pour des agriculteurs, non suivis auparavant ». 200 000 euros de crédits spécifiques ont été fléchés vers l’aide au répit. « 353 personnes en ont bénéficié », reprend Isabelle Coué. « L’aide est adaptée au besoin. Elles peuvent se faire remplacer, bénéficier d’un soutien psychologique (14 séances), financé à 100 % ou avoir le renfort d’un salarié pendant deux semaines pour des travaux spécifiques. Une aide au répit administratif peut également être accordée, le temps de remettre de l’ordre dans la gestion de l’entreprise ».

Des rendez-vous sur la santé mentale

Le volet social est donc bien prioritaire, car, à ce jour, la MSA n’enregistre pas de retards de paiement de cotisations supérieurs à ceux de l’an dernier. « Il y avait 603 plans de paiement (échéanciers) en septembre 2025, contre 626 en septembre 2026. Il pourrait y en avoir plus cet hiver compte tenu des problèmes de quantité et de qualité des fourrages récoltés ». Pour sensibiliser le monde agricole, des évènements sont organisés pour « libérer la parole, donner les bons contacts ». Les rendez-vous sur la santé mentale attirent du public, comme les pièces de théâtre et les conférences-débats organisées sur le territoire.

Bernard Laurent

Les volontaires du réseau Sentinelle formés par des psychologues

Depuis 2017, 320 salariés d’organisations professionnelles et délégués MSA ont été formés à la prévention du mal-être et du risque suicidaire dans le monde agricole et beaucoup de salariés d’entreprises y ont été sensibilisés. Les Sentinelles sont des personnes volontaires, proches du monde agricole, formées pour repérer les signes de souffrance psychique, pour créer un dialogue, écouter et soutenir, sans se substituer à un professionnel, pour orienter vers les ressources adaptées et, si nécessaire, accompagner la personne dans cette démarche. La formation est animée par des psychologues conventionnés et s’adresse à tout public susceptible d’être en contact avec des personnes en difficulté dans le milieu agricole ou rural.


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