« Il existe plusieurs façons d’élever des Angus », soulignent les responsables du syndicat qui souhaitaient que la journée technique permette d’échanger autour des fondamentaux rassemblant la race. « Avoir un socle commun de qualités et de critères partagés permet d’adopter le même langage et de mieux comprendre les animaux que nous élevons. »
Capacité corporelle
Le caractère racial de l’Angus a été détaillé lors de la réunion. « Sa tête est expressive, avec un front et un mufle larges et l’absence naturelle de cornes. » La capacité corporelle est recherchée pour avoir un animal capable de transformer efficacement les fourrages. « Sa silhouette doit rester équilibrée, sa musculature naturelle, régulière et sans excès. Des membres solides et des pieds fonctionnels doivent permettre à l’animal d’aller pâturer. » Une Angus doit aussi être fonctionnelle, elle est connue pour sa fertilité et sa facilité de vêlage. Sa précocité est un atout, permettant des vêlages précoces et des finitions plus courtes.
Du lait aux Angus
Accompagnés d’Alexis Lefebvre, technicien Eilyps, pointeur officiel Angus en Bretagne depuis 3 ans, les participants ont abordé les bases du pointage autour du troupeau d’Anthony Rouillé. Dans le cadre de son installation en 2019, la production laitière de l’exploitation familiale avait été stoppée pour laisser place à un troupeau allaitant. L’éleveur a gardé l’atelier porc naisseur engraisseur en place de 60 truies. Sur la SAU de 76 ha, il cultive du maïs, de l’orge, de l’avoine, du blé pour la vente, à côté des 50 ha d’herbe dédiés au troupeau bovin, nourri à 100 % à l’herbe (pâturage, enrubannage et foin).
« J’ai acheté mes premières angus en 2018 », retrace le Costarmoricain. Au départ, la génétique était disparate, un tri a été fait. Actuellement, le troupeau compte 25 mères et 31 génisses de renouvellement, ainsi que 30 bœufs à l’engraissement et 2 taureaux pour la reproduction. « Le nombre de vaches va s’accroître dans les années qui viennent. » Les vêlages ont lieu toute l’année avec un pic au printemps et le sevrage se passe à 8 mois. « Je fais des IA l’hiver et j’utilise les taureaux en extérieur. » L’âge au 1er vêlage commence à 24 mois. Côté débouchés, 11 bœufs/an sont en vente directe, des vaches de réforme ont été commercialisées au Mol de Lamballe et des reproducteurs mâles sont vendus en élevage ainsi que quelques femelles.
Agnès Cussonneau
Voyage en Écosse en octobre
« Cette journée nous permet de fédérer et de communiquer sur l’Angus, une race en expansion », souligne Christelle Cloarec, la présidente de Breizh Aberdeen Angus qui compte plus de 40 adhérents. En lien avec l’association de la race d’Occitanie, le syndicat breton prévoit un voyage en Écosse en octobre. L’objectif est d’organiser des visites d’élevages autour de la vente « Stirling Bull Sales » dans le grand centre d’enchères de « United Auctions ». Contact : breizhaberdeenangus@gmail.com.
