Garder des fermes à taille humaine

Le message tenu par le syndicat lors de son assemblée générale est de s’orienter vers des exploitations qui dégagent du revenu, à taille humaine, sans viser à tout prix l’agrandissement des structures.

Des personnes devant une table - Illustration Garder des fermes à taille humaine
Le syndicat a tenu son assemblée générale à Gouézec. | © Paysan Breton – F. Paranthoën

« Nous voulons prendre une autre direction agricole, avec des fermes indépendantes. Continuer dans le système actuel n’est peut-être pas la solution : l’élan donné à l’agrandissement, les jeunes ne sont pas pour, ils veulent des fermes à taille humaine », selon Dominique Baron, de la section des jeunes de la Coordination rurale du Finistère, qui compte une cinquantaine d’adhérents. Même discours pour le président Sébastien Abgrall, lors de l’assemblée générale qui se tenait à Gouézec la semaine dernière, qui demande à travailler sur des sujets de fond.Vers un modèle rentable« Les filières sont en crise. On ne veut pas demander des primes, mais plutôt relocaliser les productions, avoir plus de transparence dans les coopératives. Par exemple, le lait compte plus de 2 000 molécules, dont certaines comme la caséine coûtent une fortune. Or cette valeur n’apparaît pas dans la présentation des comptes des coopératives ». Le responsable a salué « l’engagement ​​​​​​​de nos 200 adhérents, nous avançons en étant le département le plus dynamique de Bretagne. Nos actions sont reprises, elles ne consistent pas à faire des tas de détritus sur les routes. Nous avons désormais un poids ».La Coordination rurale du Finistère « ne demande pas à ce que les seuils ICPE soient relevés, car cela revient à dire que le modèle ne marche pas, mais qu’on a le droit d’en faire plus. En France, nous connaissons un coût du travail élevé, avec de nombreuses normes et un prix mondial bas. Mais nous arrivons à tenir debout, c’est que nous sommes les plus compétitifs ». En prenant pour exemple un élevage laitier de « 50 ha et de 40 vaches produisant 300 000 L, avec des prélèvements de 4 000 €, c’est le modèle qui nous intéresse, car il est rentable et transmissible ».Le vice-président Pascal Pichon, installé…

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