« En 2025, la rentabilité des ETA bretonnes a baissé », déclare Jean-Marc Leroux, délégué régional d’EDT Bretagne lors de leur assemblée générale. « Cela s’explique surtout par la hausse du prix du matériel et par le fait que les entreprises n’ont pas augmenté leurs prestations en conséquence. » Selon lui, les ETA devront réévaluer leurs tarifs d’environ 3 % pour compenser l’inflation.« Nous demandons également l’équité concernant le crédit d’impôt pour la mécanisation collective », ajoute-t-il. Cette mesure fiscale, adoptée dans le cadre du projet de loi de Finances 2026 le 2 février dernier, vise à encourager le partage de matériel agricole via les Cuma. Ce crédit d’impôt de 7,5 % s’applique aux dépenses facturées par les Cuma à leurs adhérents, dans la limite de 3 000 € par an et par exploitation, et de 10 000 € pour les Gaec. « Nous craignons que cette optimisation fiscale ne détourne les agriculteurs des ETA au profit des Cuma », souligne Jean-Marc Leroux.L’après-midi, Paule Yacoub, doctorante à Sciences Po, est intervenue pour parler de l’évolution du métier des ETA face à la transition écologique. « Plusieurs pratiques de nos entreprises sont vertueuses pour l’environnement », affirme Jean-Marc Leroux. « Les matières organiques épandues sont enfouies, le matériel plus large réduit le nombre de passages et la consommation de GNR, et les implantations de couverts, notamment avant blé, limitent le lessivage de l’azote et donc la formation d’algues vertes. »Alexis Jamet…
La rentabilité des ETA a chuté en 2025

