Ursula von der Leyen suggère un amendement à sa proposition de cadre financier pluriannuel 2028-2034 pour que les États membres « aient accès, lors de la soumission de leur plan initial, à deux tiers maximum du montant normalement disponible pour l’examen à mi-parcours (en 2030). Cela représente environ 45 milliards d’euros mobilisables immédiatement pour soutenir les agriculteurs ». Ces fonds ne seront pas soumis à l’inflation. Dans sa proposition actuelle, pour la prochaine Pac Bruxelles prévoit une enveloppe minimale de 300 Md € soit une baisse d’environ 20 % par rapport au budget actuel. De plus la présidente de la Commission ouvre la porte à une utilisation des fonds prévus pour l’« objectif rural » (10 % du budget communautaire) pour des mesures agricoles, ce qui n’était pas le cas pour l’instant. Le développement rural pourrait donc bénéficier de 48,7 Md € dans ce cadre. Ursula von der Leyen affirme que ces instruments apporteront « un soutien sans précédent, parfois même supérieur à celui du cycle budgétaire ». Le think tank agricole Farm Europe prévient que cette proposition reste une simple « possibilité, pas une garantie pour les agriculteurs qui devront la sécuriser dans les décisions de chaque État membre de l’UE ». Pour la France, « pas un seul centime ne doit manquer » par rapport au budget actuel. Elle pousse en ce sens, avec l’Italie notamment. Et le ministère de l’Agriculture « nourrit de bons espoirs » d’y parvenir. Paris espère aussi obtenir des garanties pour empêcher une renationalisation de la future Pac.Agrapresse…
Une rallonge de 45 Md €
À la veille d’une réunion exceptionnelle à Bruxelles entre les ministres de l’Agriculture et la Commission européenne, sa présidente Ursula von der Leyen a proposé dans une lettre du 6 janvier une rallonge de 45 milliards d’euros pour la future Pac.

