L’UDSEA Confédération paysanne du Finistère a organisé un rassemblement samedi dernier à Châteaulin, pour « échanger avec les passants et les sympathisants, pour mieux répondre à nos adhérents ». Deux sujets ont été évoqués lors de cette action, celui du Mercosur et celui de la dermatose nodulaire contagieuse. Concernant cette maladie, « nous sommes inquiets si les vecteurs de propagation se réveillent au printemps. Avec la densité d’animaux présents en Finistère, ce serait une catastrophe », estime Nathan Martin, co-secrétaire. Le syndicat demande à « avoir une meilleure préparation et une meilleure anticipation des pouvoirs publics. On a vu un manque de préparation pour la FCO, on ne veut pas la même chose pour la DNC. La préfecture nous a promis la création d’une cellule de crise pour mieux anticiper les situations ».« On ne se laissera pas abattre »Autre point du jour, celui du Mercosur. « Il reste encore un vote, celui du Parlement européen. Il reste encore beaucoup d’indécis. On ne se laissera pas abattre : tant que tout n’est pas signé, la bataille n’est pas finie, il reste le vote décisif au Parlement européen qui devrait avoir lieu en février-mars 2026 », résume le co-secrétaire. Ces accords de libre-échange « entraînent une baisse des prix, notamment agricoles. La dérégulation des marchés est néfaste pour toutes les fermes et le revenu paysan, qu’elles soient dans des filières exportatrices ou importatrices. Ces accords de libre-échange mettent de fait en concurrence les travailleurs de tous les secteurs économiques, pas seulement le secteur agricole ».Fanch Paranthoën…
« La bataille n’est pas finie »
Le syndicat a mené une action à Châteaulin samedi dernier, avec tractations et prises de parole. Mercosur et gestion de la DNC ont été les sujets principaux abordés.

