Une prévalence de l’ascaridiose importante mais maîtrisable

12457.hr - Illustration Une prévalence de l’ascaridiose importante mais maîtrisable
Claudio Trombani, à gauche, et Pascal Hourcq, vétérinaires Breizhpig.

L’hygiène et la configuration des bâtiments (gisoirs, caillebotis partiel, litière, élevage plein air) favorisent l’infestation par des vers. Des diagnostics sérologiques permettent de détecter la présence des parasites. Les abattoirs signalent souvent des problèmes de qualité liés au parasitisme interne des porcs charcutiers. Ces problèmes se traduisent par des saisies de foies ou par l’observation d’ascaris en boyauderie qui perturbent le processus de nettoyage. Cette situation, mise en évidence par l’abattoir, représente la partie émergée de l’iceberg. Un parasite identifié implique probablement que l’ensemble des stades physiologiques de l’élevage soient atteints. Baisse de la réponse immunitaire Les signes cliniques de la présence d’ascaris peuvent être variés. Les parasites peuvent causer de la toux lors de la migration pulmonaire de la larve. Ils sécrètent des toxines qui agissent sur le système nerveux et rendent les hôtes agressifs, « à prendre en compte s’il y a du cannibalisme dans l’élevage », conseillent Claudio Trombani et Pascal Hourcq, vétérinaires Breizhpig. L’hétérogénéité peut être un signe. Le vers utilise une partie de l’aliment pour se développer et détériore l’indice de consommation. « D’autres effets sont connus : baisse de la réponse immunitaire, augmentation des co-infections et une moins bonne réponse vaccinale vis-à-vis de Mycoplasma hyopneumoniae ». Diagnostic sérologique en PS Les infestations sont repérées et diagnostiquées par évaluation à l’abattoir des lésions dites en « taches de lait » sur les foies. Un diagnostic sérologique, réalisé en fin d’engraissement, (détection d’anticorps orienté contre le parasite), permet de connaître le niveau d’infestation. « Depuis trois ans, un nouvel outil sérologique est disponible pour diagnostiquer l’infestation parasitaire en fin de post-sevrage par détection d’anticorps ciblant la larve L3 ».  La truie : 1er réservoir L’hygiène globale de l’élevage est à la base de la lutte contre le parasite avec notamment un protocole de lavage désinfection rigoureux en maternité. « L’œuf d’ascaris est fortement résistant aux désinfectants, c’est…

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