Des disparités entre productions et au sein des productions

11019.hr - Illustration Des disparités entre productions et au sein des productions
Des investissements conséquents ont été réalisés en filière laitière pour produire davantage par personne.

En moyenne sur 11 ans, les revenus des agriculteurs français sont très hétérogènes, les élevages de ruminants se situant dans la partie basse. Les aides directes de la Pac demeurent indispensables au maintien des exploitations les plus fragiles. En moyenne entre 2010 et 2020, le RCAI (Résultat courant avant impôts) par UTA (Unité de travail annuel) non salariée en France est de 29 600 €. Mais « des disparités énormes existent entre les différentes exploitations, entre Otex (N.D.L.R. orientation technico-économique, qui est un classement selon la spécialisation de l’exploitation) et aussi au sein de ces Otex », a souligné Vincent Chatellier, ingénieur de recherche à l’Inrae, lors d’une rencontre organisée par la SFER (Société française sur les revenus agricoles) le 3 février à Rennes. Moins de disparité en lait Les grandes cultures sont les mieux placées avec une moyenne sur 11 ans de 50 200 €, suivies de la viticulture, du porc et du maraîchage. La polyculture-élevage, les bovins lait (25 100 €), les ovins – caprins et bovins viande (18 400 €) sont en bas du classement. Autre observation, la dispersion des revenus est la plus accentuée en maraîchage, alors qu’elle est la moins forte en lait. « Malgré la restructuration opérée suite aux crises de 2009 et 2016, le revenu reste le même dans les exploitations laitières entre 2010 et 2020. C’est lié aux investissements conséquents qui ont été réalisés dans cette production. » Trois leviers de la performance économique sont mis en avant par Vincent Chatellier : la production (avec aides) par UTA, l’efficience productive (production avec aides/consommations intermédiaires) et la capacité à faire face à la dette (EBE/annuités). Mais en bovins viande et bovins lait, même les producteurs qui cochent toutes les cases, ne parviennent pas à des revenus équivalents aux grandes cultures par exemple. Globalement, « la dispersion des revenus est plus forte lors des années de crise et elle s’accroît légèrement au fil du temps…

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