Les Cuma de l’Ouest passent le cap de 1000 salariés

dd7876.hr - Illustration Les Cuma de l’Ouest passent le cap de 1000 salariés
Pour pallier le manque de main-d’œuvre et la baisse du nombre d’exploitations, les Cuma proposent de plus en plus de chantiers complets comme pour l’ensilage avec ensileuse, transport et tasseur.
L’agrandissement des exploitations et les difficultés à recruter pour travailler sur les fermes poussent les éleveurs à déléguer une partie des travaux, ce qui se répercute sur l’activité des Cuma.

« À ce jour, nous dénombrons 2 405 Cuma sur la zone de la FRCuma Ouest qui comprend la Bretagne, les Pays de la Loire et la Normandie. Cela fait un total de 55 000 adhérents Cuma. Sur notre secteur, 1 agriculteur sur 2 adhère donc à une Cuma », lance Laurent Guernion, président de la FRCuma Ouest, en introduction de l’assemblée générale qui s’est déroulée le 18 février. L’emploi en Cuma est en progression. En 2020, le cap des 1 000 salariés permanents vient d’être passé. Il y a aussi un nombre important d’emplois saisonniers mais qui restent plus compliqués à dénombrer.

Les Cuma reconnues comme groupement d’employeur

« La main-d’œuvre salariée s’est développée en Cuma car il fallait optimiser le matériel. Le matériel tourne plus lorsque c’est un salarié qui travaille avec plutôt que les adhérents et le coût d’entretien est moindre », constate Laurent Guernion. Il explique aussi que le développement du salariat est lié aux difficultés que rencontrent les agriculteurs à recruter sur leurs fermes. Par conséquent, les exploitants doivent déléguer certains travaux aux Cuma. « Dernièrement, les Cuma ont été reconnues comme groupements d’employeurs : cela permet aux salariés d’aller travailler chez les adhérents pour les besoins de la ferme et sans matériel agricole. Les Cuma se devaient de trouver une solution pour répondre aux besoins de main-d’œuvre », précise le président.

Sortie du guide des prix de revient

Le guide des prix de revient des Cuma de l’Ouest vient d’être publié. « Il comporte 70 fiches de matériels dans lesquelles sont compilées et analysées les données comptables des Cuma de l’Ouest. Nous y trouvons le coût de revient à l’hectare ou à l’heure de chaque matériel ainsi que le coût d’entretien en fonction de l’âge et de l’utilisation. Tout cela sert de référence dans le pilotage des Cuma et dans l’approche rentabilité lorsqu’il y a de nouveaux investissements à réaliser », explique Stéphane Volant, animateur à la FRCuma Ouest.
La nouveauté est que l’on trouve des fiches complètes qui cumulent le tracteur, le matériel et le salarié. « L’ajout d’un volet chantier complet devenait indispensable car la délégation de travaux se développe fortement avec l’agrandissement des exploitations et le développement des circuits courts. Il y a un double intérêt : cela donne des références aux Cuma et les agriculteurs peuvent s’interroger sur le coût de revient de certains chantiers ou matériels », remarque Philippe Levron, vice-président de la FR CumaOuest.

Desherb’innov et MécaÉlevage au programme pour 2021

Deux événements organisés par la FRCuma Ouest devaient se dérouler en 2020 et ont été reportés en 2021. Il s’agit de Desherb’innov et de MécaÉlevage. « Le salon Desherb’innov est programmé le 10 juin et se déroulera autour de Vitré (35) avec comme thématique le désherbage mécanique. Cela sera la première édition qui s’articulera autour de démonstrations de matériels de désherbage mécanique sur maïs avec en parallèle des ateliers techniques animés par des experts », décrit Gilles Picard, directeur de la FRCuma Ouest. Le salon MécaÉlevage est lui prévu le 4 septembre et se déroulera en Normandie. Les démonstrations s’articuleront autour de l’épandage et des semis.


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