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Le combiné presse et enrubanne le maïs épi

Les associés du Gaec Bio Yvel testent pour cette année la conservation en bottes enrubannées de leur maïs épi, ils vont ainsi limiter les pertes liées au stockage en boudin lors des périodes où les besoins sont moindres.

L’ensilage de maïs épi se pratique à l’aide d’un cueilleur à maïs de moissonneuse-batteuse qui est adapté sur une ensileuse. Cela permet d’ensiler uniquement l’épi avec les rafles et les spathes. Ce fourrage est plus riche en amidon et en énergie qu’un ensilage de maïs classique. Sa valeur alimentaire est de
1,08 UFL/kg de matière sèche avec un PDIN de 61. Depuis plusieurs années déjà les associés du Gaec Bio Yvel à Mauron (56), qui produisent 850 000 L de lait bio avec une SAU de 220 ha, récoltent du maïs épi destiné à l’alimentation des laitières. « Cette année nous avons 33 ha de maïs au total, les 10 ha ensilés sont conservés en boudin et 23 ha sont récoltés en maïs épi  », indique Émilien Le Callonnec qui est associé à son frère Valentin et ses parents Patrice et Claudine au sein du Gaec.

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Alexandre Villedieu, chauffeur de l’ETA Lebœuf et Émilien Le Callonnec éleveur à Mauron (56).

208 bottes de 1 tonne sur 23 ha

Le combiné presse-enrubanneuse Goweil LT-Master permet de transformer toute sorte de fourrage dont le maïs épi en balles rondes parfaitement pressées et enrubannées. L’entreprise de travaux agricoles (ETA) Lebœuf , basée à La Caine (14) en Normandie, possède ce matériel et passe par l’ETA Hamon de Guer (56) pour organiser sa tournée en Bretagne. Habituellement, les agriculteurs de Mauron stockent le maïs épi en boudin. Mais cette année, ils souhaitaient tester la conservation sous forme de balles rondes de 1 tonne. À la fin du chantier, les 23 ha de maïs épi ont été conditionnés en 208 bottes. « Avec notre système herbager nous arrêtons de donner du maïs épi lors de la pleine saison du pâturage soit pendant un mois et demi. En début d’automne et au début du printemps nous utilisons plus de maïs ensilage dans la ration pour apporter de la fibre car l’herbe est plus tendre à cette période. Le reste de l’année le maïs épi distribué à 4 kg/VL nous sert à concentrer la ration pour utiliser plus d’ensilage d’herbe et de méteil afin de limiter au maximum l’utilisation de soja dans l’alimentation. C’est à la fin du printemps et l’été que le front d’attaque est trop grand par rapport à nos besoins, ce qui engendre de la perte dans le boudin puisque ça chauffe. L’idée première du stockage en balles rondes est de limiter ces pertes car une botte d’une tonne va nous faire deux jours lorsque nous avons les besoins les plus faibles», explique Émilien Le Callonnec.

Un débit de 50 bottes à l’heure
Le combiné presse-enrubanneuse Goweil LT-Master est attelé sur un JCB Fastrack de 220 chevaux car le matériel pèse 16 tonnes et l’entreprise du Calvados propose des prestations jusqu’en Bretagne. « Je peux travailler en poste fixe dans un champ ou à la ferme. La grosse utilisation de ce matériel est pour presser et enrubanner du maïs épi mais nous faisons aussi du maïs ensilage, du méteil et du miscanthus », décrit Alexandre Villedieu, chauffeur de l’ETA Lebœuf. Lors du chantier, les remorques sont déchargées dans une trémie de 13 m3. Un élévateur achemine ensuite le fourrage de façon régulière vers la presse. Le tapis sans fin assure en permanence un haut compactage du maïs épi, la machine est réglée pour sortir des bottes de 1 tonne qui sont liées au film plastique. Elles vont ensuite automatiquement sur la partie enrubannage ou elles reçoivent 4 tours de film plastique avant d’être éjectées au sol. Le débit de chantier est de 50 bottes à l’heure. « Nous ne facturons pas de déplacement, les clients payent 30 €/heure puis entre 16 et 19 €/botte selon les quantités. »
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