Élevage

Un sas sanitaire simple, pratique et efficace

En créant trois zones distinctes dès l’entrée du poulailler et en respectant un protocole simple, on préserve un bon état sanitaire dans le bâtiment d’élevage.

L’entrée dans un poulailler nécessite de respecter un protocole sanitaire strict pour éviter tout risque de contamination des volailles. Le sas sanitaire en 3 zones est devenu la norme pour accéder à la salle d’élevage. Lors de la construction de son poulailler de 26 800 pondeuses plein air à Laniscat (22), Ivan Rouxel a fait confiance à son constructeur Serupa pour réaliser son sas sanitaire.

Le sas sanitaire à 3 zones

La première zone en entrant dans le poulailler est appelée « zone sale », des portemanteaux permettent d’y laisser ses vêtements. En franchissant une petite séparation faite avec un morceau de panneau sandwich, nous entrons dans la zone intermédiaire. « À cet endroit le sol est recouvert d’un caillebotis pour que d’éventuelles saletés présentes sous les chaussures ne restent pas à la surface. Le passage dans cette zone débute par le lavage des mains, l’eau est allumée en actionnant une tige avec le genou pour éviter tout contact avec une robinetterie », explique Ivan Rouxel. L’éleveur enfile ensuite ses chaussures de sécurité, les personnes extérieures (vétérinaire, technicien, réparateur, visiteur) à l’élevage mettent des pédisacs. En passant par-dessus la dernière séparation on rentre dans la « zone propre ». L’éleveur enfile alors sa cotte de travail et les personnes extérieures à l’élevage mettent une tenue et une charlotte jetables.
Ivan Rouxel trouve que son sas sanitaire est bien conçu et avec presque 2 ans de recul il ne modifierait rien. « Le sas est un passage obligatoire, pour que toutes les étapes soient respectées. Il faut que ça soit : simple, pratique et efficace. » 

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Les deux séparations au sol en panneau sandwich permettent de bien définir les 3 zones du sas sanitaire.
L’importance de porter des chaussures de sécurité
Avant de s’installer comme éleveur de pondeuses, Ivan Rouxel était chauffeur dans une Cuma. « J’ai pris la bonne habitude de porter des chaussures de sécurité tous les jours lorsque je suis au boulot », précise l’éleveur de 30 ans. Une habitude qu’il a gardée lorsqu’il rentre dans son poulailler. Un réflexe qui lui a évité un accident il y a quelques semaines : « En déplaçant une palette d’œufs avec le transpalette, j’allais un peu trop vite et je me suis arrêté brusquement. Le bout de la chaussure de sécurité a été bien déchiré, sans la coque de protection je me serais blessé. C’est une anecdote qui permet de rappeler l’importance de porter des chaussures de sécurité lorsque l’on travaille car ,en tant qu’agriculteur, on sait que c’est très compliqué d’être en arrêt de travail. »
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