Élevage

Des bénéfices chiffrés après 7 ans de génotypages

Sur le Gaec Cadro à Asserac (44), l’ensemble des génisses à inséminer sont génotypées depuis 2013. Les résultats économiques sont au rendez-vous.

Le 400 000e génotypage d’Evolution a été réalisé au Gaec Cadro sur la génisse Roleader, née fin mai d’une IA sexée de Nilway. « Sa mère et sa grand-mère, toujours présentes sur l’élevage, avaient aussi été génotypées », souligne Hervé Cadro, associé avec son frère Pierre-Yves (SAU de 110 ha, 110 VL Holstein). Pour l’anecdote, la 400 001e génisse génotypée qui fait partie du même lot, en complète adéquation avec les objectifs de l’élevage, aurait pu ne pas naître. « La généalogie de sa mère n’avait pas pu être établie. On l’a remise en ligne grâce au génotypage », ajoute Jérôme Kerviche, inséminateur qui réalise les plans d’accouplement en lien avec les éleveurs.

75 % de semence sexée sur les génisses

Sur le Gaec, l’ensemble des génisses à inséminer sont génotypées depuis 2013. « Connaître à l’avance le potentiel des femelles donne de la visibilité », évoque Hervé Cadro. « Au départ, nous utilisions 20 à 25 % de semence sexée sur les génisses. » Aujourd’hui, le pourcentage atteint 75 %, avec 2 IA sexées sur les meilleures. À partir de 2016, les éleveurs ont introduit du croisement viande, avec du Blanc Bleu d’abord. « Pour limiter les problèmes au vêlage, nous utilisons aujourd’hui de l’Inra 95, sur 50 % des vaches dès la 1re IA. »
Au départ, les objectifs génétiques sur l’élevage étaient la réduction des cellules, puis l’augmentation des taux. Ces paris sont réussis avec un TP de 35,8 et un TB de 44. « Désormais, l’objectif que nous privilégions est la maîtrise du temps de travail. »

« Aujourd’hui, nous pouvons mesurer les gains économiques liés à la génétique », souligne Mathieu Rivière, chef produit génotypage Evolution. « Depuis 2015, nous constatons une nette accélération du progrès génétique sur l’élevage qui est passé d’un écart de – 3 points d’Isu par rapport à la moyenne à + 10 points. Malgré une baisse de la production liée à un système plus extensif, l’amélioration des taux offre un gain sur le lait de 17 000 €/an par rapport à 2013, dont la moitié est due à la génétique. »

Le produit « veaux » nettement supérieur

Il compare aussi la stratégie de renouvellement de l’élevage Cadro avec une stratégie à 95 % en semence conventionnelle. « Le Gaec a des coûts supplémentaires de 1 406 € pour 37 doses sexées et de 1 248 € pour 31 génotypages, mais ses produits en veaux mâles sont supérieurs de 5 460 €/an grâce aux nombreux croisés. L’investissement génétique global se rembourse. »

De nouveaux caractères
Evolution a fêté ses 10 ans de génotypage. « L’aventure a commencé dès 1996, mais il se pratique autour des schémas de sélection depuis 2010. Depuis 2017, c’est un outil de pilotage du renouvellement qu’on peut comparer à une analyse de maïs ou de terre, un levier de rentabilité au long cours. Il permet d’accélérer le progrès génétique en fonction de ses objectifs. De nouveaux caractères (santé, durée de gestation, homogénéité de descendance…) peuvent être sélectionnés. L’efficience alimentaire commence aussi à être approchée », souligne Jean-Yves Dréau, directeur adjoint Evolution.
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