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Les salariés de Cuma face au risque d’incendie

Les salariés des Cuma du Morbihan ont été sensibilisés à la prévention des accidents, mardi 4 février, au service d’incendie et de secours, à Locminé.

Les salariés des Cuma du Morbihan ont été sensibilisés à la prévention des accidents, mardi dernier, au service d’incendie et de secours, à Locminé.
Qu’ils soient d’origine électrique, chimique ou humaine, les incendies peuvent provoquer de gros dégâts dans les exploitations agricoles. Courts-circuits, surcharges et surchauffes de câbles électriques ou d’ampoules, câbles dénudés (rongeurs), sont autant d’incidents anodins pouvant entraîner de véritables incendies. Les assureurs devancent souvent la réglementation en imposant des mesures de sécurité. « Dans les locaux techniques, les panneaux sandwich (isolation) peuvent être exclus car le feu peut se propager par la mousse isolante. Les prises et les néons doivent être écartés de quelques centimètres des murs ou des plafonds », détaille Thierry Le Trionnaire, du service prévention de Groupama. Le matériel peut générer, par surcharge, gaz d’échappement ou frottement, des particules brûlantes ou enflammées pouvant entrer en contact avec des matières inflammables stockées à proximité. Les flammes ou chaleurs produites par les appareils de chauffage ou de séchage peuvent conduire à un incendie lorsque les règles et mesures de sécurité ne sont pas respectées. « La présence de poussière et de saleté dans les locaux agricoles est, dans ce cas, à l’origine de nombreux accidents ».

Types d’extincteurs

L’utilisation de gaz nécessite des équipements adaptés. « Une quinzaine d’incendies sont provoqués par des appareils de chauffage au gaz dans les poulaillers chaque année sur la zone Bretagne – Pays de la Loire ». Les travaux par points chauds (soudage, meulage…) génèrent de grandes quantités d’étincelles et de métaux brûlants qui peuvent entrer en contact avec des matières inflammables. « Ils produisent également de fortes chaleurs qui se propagent à travers le métal chauffé. Au champ aussi, les interventions sur le matériel, en été, peuvent provoquer des départs de feu. Dans tous les cas, il faut avoir, à disposition, des équipements de première intervention ». Des extincteurs les mieux adaptés au risque (eau, poudre, mousse ou dioxyde de carbone).

Engrais azotés

L’exposition des engrais minéraux azotés à une source de chaleur ou à une substance combustible (fuel, bois, paille…) augmente leur risque d’inflammation. « L’explosion est même possible avec des produits contenant plus de 28 % d’azote », assure Damien Couley, du Service départemental d’incendie et de secours (SDIS). Le stockage de foin et de récoltes est aussi à l’origine de sinistres. « Les sondes de température sont indiquées pour surveiller le risque d’inflammation ». La négligence (fumeurs) est une cause importante de départs de feu. La malveillance ne doit pas être négligée. « Il est préférable de ne pas stocker des produits inflammables à l’extérieur, à proximité immédiate d’un bâtiment (palettes, bois…) ».

Photovoltaïque

Quelle que soit l’origine de l’incendie, le sapeur-pompier conseille d’établir un périmètre de sécurité lorsque le feu est déclaré et impossible à éteindre avec un simple extincteur. « Le réservoir d’un tracteur n’explosera pas mais attention aux pneumatiques ». Il déconseille fortement d’intervenir autour d’un hangar en flammes muni de panneaux photovoltaïques, pour éviter tout risque d’électrocution. « Coupez l’onduleur si vous le pouvez et laissez faire les pompiers ». Ces panneaux sont rarement à l’origine des sinistres car leur entretien est effectué par des professionnels du secteur (contrats de maintenance). Mais il y a souvent du matériel, un atelier, des fourrages, de la paille ou des récoltes en dessous… Les hangars dédiés au stockage de paille ou de foin se font de plus en plus souvent sans circuits électriques. Un risque de moins…

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