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Un groupe d’éleveurs pour la Jersiaise en Finistère

À l’initiative d’éleveurs du département, le groupe Jersiaise 29 voit le jour. L’objectif est de se former et d’échanger sur les pratiques d’élevage.

Le département du Finistère compte quelque 1 400 animaux de race jersiaise, et observe « une croissance à deux chiffres des effectifs », décrit Jérôme Daniel, éleveur laitier de Cast. Peu d’éleveurs ont des troupeaux composés à 100 % avec cette race ; la Jersiaise est présente surtout dans des systèmes pâturant. Elle intéresse les agriculteurs qui sont en croisement 3 voies, et qui souhaitent s’orienter vers de la race pure. « Il faut 4 générations pour obtenir le code 15 », rappelle Jérôme Daniel.

Pierre Bescou (à gauche), de la Chambre d’agriculture, accompagne le groupe d’éleveurs, dont fait partie Jérôme Daniel.

Le Finistérien fait partie d’un groupe d’éleveur qui a pris l’initiative en partenariat avec la Chambre d’agriculture de créer une entité dédiée à la race de petite taille. Après un accord avec l’OS Jersiaise France qui leur a communiqué l’adresse de tous les éleveurs du département, une première réunion a été organisée. « Ce groupe servira par exemple à maîtriser nos ventes, nous en avons assez de voir partir nos animaux hors Bretagne », fait observer Jérôme Daniel. Avant de préciser que la demande est forte sur les femelles sur la région.
Aujourd’hui, beaucoup d’éleveurs bretons achètent des animaux en provenance du Danemark qui affichent de bons taux. « Mais ils ont moins de caractère laitier et valorisent moins bien l’herbe que des femelles en provenance de Nouvelle-Zélande ».
La Jersiaise plaît à de nombreux éleveurs, notamment dans les systèmes très herbagers. « Chez les producteurs en bio, les Prim’Holstein sont parfois compliquées à mener en tout herbe », note Jérôme Daniel, qui élève 15 Jersiaises sur un troupeau de 80 animaux au total.

Des formations techniques

Pierre Bescou, conseiller lait à la Chambre régionale d’agriculture, justifie aussi la création de ce groupe d’éleveurs par l’organisation de journées techniques, « en particulier sur la gestion du troupeau », résume-t-il. La Jersiaise demande des attentions particulières, comme lors de vêlages précoces des primipares, ou autour de l’alimentation lactée des veaux. Il faut distribuer « au maximum 10 % du poids du veau, ce qui représente le volume de sa caillette. Un veau de 15 kg ne devra donc pas recevoir plus de 1,5 L par repas », explique Georges Maguet, conseiller à BCEL Ouest. L’échange sera au cœur de ces formations, et pourra rassurer les nouveaux éleveurs. « En 1er veau, la production des femelles est seulement de 14 L par jour. Par la suite, elles peuvent produire à leur 3e veau 30 kg de lait par jour », explique Jérôme Daniel. Ces journées techniques répondront à un réel besoin de terrain, certains éleveurs n’hésitaient pas à aller auparavant jusque dans le Maine-et-Loire pour se former. Ces formations pourront désormais se faire sur le département.

Repères
– 80 vaches laitières, – 155 ha dont : • 105,5 ha d’herbe, dont 100 ha accessibles, • 22 ha de maïs, • 8,5 ha de lupin, • 3 ha de betterave, • 6 ha de cultures de vente (orge de printemps, blé noir).
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