Economie, marchés et gestionTop

Des équipements de protection obligatoires

En tant que chef d’entreprise, vous avez des obligations légales vis-à-vis de vos collaborateurs et du port des EPI.

Au contact des animaux, des produits phytosanitaires ou bien des engins agricoles, les collaborateurs qui effectuent, quotidiennement ou occasionnellement, des tâches sur l’exploitation agricole s’exposent inévitablement à des risques se traduisant par des maladies professionnelles ou des accidents. En conséquence, l’employeur a le devoir de recenser l’ensemble de ces risques. Ce recensement constitue la première étape : il convient ensuite d’évaluer le risque afin de prendre toutes les mesures qui permettront de l’éliminer.

Une démarche complète

En amont de l’introduction des EPI (Équipement de protection individuelle) sur l’exploitation, le Code du travail impose aux employeurs la mise en place d’actions préventives. En premier lieu, il s’agit d’évaluer les risques professionnels rencontrés. En ce sens, l’employeur doit rédiger un DUERP, (Document d’évaluation des risques professionnels). Il doit ensuite rechercher les méthodes de production alternatives, moins dangereuses. Avant la mise en place des EPI, l’employeur doit, en dernier lieu s’efforcer de protéger l’ensemble des collaborateurs en déployant des équipements de protection collective tels que des capots insonorisants sur les engins, des barrières ou des grilles de protection, des systèmes d’arrosage automatique…

Sur leur lieu de travail, les collaborateurs doivent être correctement informés au sujet des risques auxquels ils s’exposent. Il s’agit là d’une obligation légale car l’employeur doit signaler chaque danger potentiel sur le lieu de travail. Par exemple, des panneaux de signalisation à proximité du danger seront pertinents. De même, une notice d’instruction ainsi que la déclaration de conformité CE accompagnent impérativement l’EPI.

Être formé pour utiliser les EPI

D’autres obligations incombent au chef d’exploitation qui doit fournir gratuitement les EPI ainsi qu’assurer leur entretien et leur renouvellement. Par ailleurs, il convient de mettre à la disposition des collaborateurs les conseils d’utilisation, qui pourront par exemple être notifiés dans le règlement intérieur de l’exploitation. Lors de l’embauche d’une nouvelle personne, il est conseillé de prendre le temps d’expliquer le risque. Ensuite, des formations régulières, de mise à jour au sujet des risques professionnels, sont souvent utiles à l’entreprise et aux personnes portant les EPI. Enfin, l’employeur veille à ce que les EPI ne s’échangent pas entre les collaborateurs car ils sont personnels.

Les différentes catégories d’EPI
En fonction du niveau de dangerosité du risque professionnel, les équipements de protection sont classés par catégories. Les EPI de niveau 1 protègent contre un risque estimé faible, le niveau 2 couvre les risques intermédiaires. Enfin, les EPI de niveau 3 assurent la sécurité contre les risques jugés irréversibles ou mortels. En fonction des zones corporelles qu’ils protègent, les équipements de protection individuelle sont classés par famille. Ils protègent notamment les voies respiratoires, la tête, la vue, le corps, les pieds, l’ouïe, les mains ou encore le visage.

Louise Michaud/Cogedis

Mots-clés

Peut vous intéresser

Un commentaire

  1. Merci pour cet article intéressant concernant l’amélioration de la sécurité avec la mise en place du port des EPI.
    Je me permettrais juste de préciser que pour tous les EPI de catégorie 3 (risques jugés irréversibles ou mortels), un contrôle annuel est imposé par le code du travail. Tous ces contrôles doivent être tracés dans un registre de sécurité.

Lire aussi...
Fermer
Bouton retour en haut de la page
Fermer