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Blonde d’Aquitaine au Salon de l’agriculture : Judith poursuit sa route à Paris

Après avoir cumulé les premiers prix sur de nombreux concours, Judith, de l’EARL de la Moulière, sera présente du 23 février au 3 mars au Salon de l’agriculture et participera au concours Blonde d’Aquitaine du 28 février.

C’est une vache qui impressionne par ses dimensions, son dos et sa finesse. Sa couleur sera au top pour le concours prestigieux de la race Blonde d’Aquitaine du Salon de l’agriculture. Judith, fille de Berlioz et Galante, est née sur l’EARL de la Moulière en juin 2014, issue d’un embryon acheté par les éleveurs. « Dès la naissance, elle m’a semblée prometteuse », sourit Michel Guillaume, installé à Caro (56) avec sa femme Evelyne et son fils Adrien, avec un salarié à temps complet. « Je le vis comme une belle récompense du travail de sélection que nous avons engagé », apprécie l’éleveur.

Plusieurs mâles en station d’évaluation

Pour l’anecdote, Judith trouve ses origines dans le même troupeau que le rameau principal de l’exploitation. « Quand je me suis lancé dans la sélection en Blonde d’Aquitaine vers 2013, j’ai acheté 5 femelles à Gilbert Hémery qui partait en retraite. Aujourd’hui, cette origine est bien présente sur l’élevage », fait remarquer Michel Guillaume. Judith a donné un mâle parti en station d’évaluation et deux génisses qui sont sur l’élevage.
Depuis 2015, la jolie vache a raflé de nombreux premiers prix de section sur des concours d’échelon régional, interrégional ou même national. Au dernier Space, elle a fini en tête de la section des vaches suitées. Récent sélectionneur en bovin viande, l’élevage ne se rend pourtant pas à Paris pour la première fois.

« Nous y sommes allés il y a trois ans avec Harmonie, une femelle provenant de l’Aveyron que j’avais achetée aux enchères via le technicien de l’OS. Elle a eu quatre mâles qui sont partis en station, une génisse vendue comme reproductrice et trois génisses qui sont restées dans le troupeau. » L’EARL de la Moulière compte 160 ha de SAU (blé, maïs, colza et légumes) avec un atelier de pré-gavage de canards sur 8 000 m2 et un atelier bovin naisseur s’approchant des 50 animaux blonds d’Aquitaine (avec une quinzaine de mères).

Parmi les génisses prometteuses sur l’élevage, cette fille de Fromant sur Climax âgée de 6 mois.
Parmi les génisses prometteuses sur l’élevage, cette fille de Fromant sur Climax âgée de 6 mois.

Attrait pour la génétique bovine

« J’ai commencé la viande bovine en 2010 pour valoriser une dizaine d’hectares de terres accidentées que j’avais repris, avec de l’engraissement de femelles au départ. Puis j’ai souhaité me lancer dans la sélection trois années après : une activité qui m’a toujours attiré. » Assez rapidement, Michel Guillaume a réalisé des collectes d’embryons sur ses meilleurs éléments, en en vendant parfois. « Cette année, la moitié des 20 naissances sont issues d’embryons. Je vais notamment prélever une fille d’Inuit que j’ai acquise en copropriété avec David Basset et Philippe Tual. Je vais aussi tester deux taureaux différents sur une fille d’Harmonie ; il faut ensuite réaliser des génotypages des veaux, mais l’intérêt est de multiplier les origines pour un même prélèvement. Je génotype de toute façon tous les mâles et les bonnes femelles… » Chaque année, l’EARL de la Moulière vend des mâles (7 l’an passé) et quelques femelles pour la reproduction. « Sinon, nous commercialisons environ 4 femelles en vente directe, en caissettes. »

Un taureau arrive sur l’élevage
Dans ses choix génétiques, Michel Guillaume privilégie les qualités de race, les longueurs, la couleur froment clair, la finesse et la docilité. « Je reste sur un modèle mixte-viande. » Pendant longtemps, seule l’IA était pratiquée sur l’élevage, mais depuis peu l’éleveur a acheté un taureau en co-propriété avec David Basset. Sur la dernière campagne, des taureaux comme Fromant, Edison, Hello ont notamment été utilisés en IA. « Pour les embryons, j’ai utilisé de la semence d’Idefix, Iodelys, Arlequin et Japan. » Les vêlages ne sont pas groupés. « Je surveille, mais 80 % se passent sans aide… » Les animaux sont surtout nourris à l’herbe (pâturage sur 10 ha, bandes enherbées, dérobées), avec du maïs ensilage sur 4 mois en hiver. « Je fais du foin et de l’enrubannage. »
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