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27000 pondeuses réparties en 2 salles d’élevage

Christophe Olivrin s’est installé à Kergrist-Moëlou (22) en construisant un poulailler de 27 000 pondeuses plein air ayant la particularité de posséder deux salles d’élevage séparées par un magasin central.

Christophe Olivrin a reçu son premier lot de pondeuses dans son poulailler de 27 000 poules plein air en février de cette année. L’éleveur de 30 ans vient d’investir dans ce bâtiment qui a la particularité d’être divisé en deux salles d’élevage identiques séparées par un magasin central où se situe la salle de conditionnement des œufs. En créant cet atelier plein air sur la commune de Kergrist-Moëlou, Christophe Olivrin rejoint son père Didier sur l’exploitation familiale où sont élevées des pondeuses depuis 1979. « Après plusieurs restructurations et mises aux normes, les 43 000 pondeuses produisant des œufs de code 3 se trouvent dans le même poulailler », explique Didier Olivrin.

Jean-Louis Créach, technicien pondeuses chez Even ; Christophe Olivrin, aviculteur ; Olivier Le Provost, Hendrix Genetics ; Didier Olivrin, éleveur
Jean-Louis Créach, technicien pondeuses chez Even ; Christophe Olivrin, aviculteur ; Olivier Le Provost, Hendrix Genetics ; Didier Olivrin, éleveur.

Un surcoût 2 €/ poule

Le projet de création de cet atelier de 27 000 pondeuses plein air a mis 14 mois pour aboutir. L’éleveur bénéficiait de 20 hectares disponibles pour créer son parcours, il va finalement occuper 11 hectares à raison de 4 m2/poule exigés par la réglementation. « Je voulais avoir deux salles d’élevage distinctes, elles font 70 m de long sur 21 m de large. Les jardins d’hiver situés d’un seul côté du poulailler font 4 m de largeur. Des salles plus petites offrent l’avantage de mieux voir son lot. La surveillance est facilitée lorsque l’on observe par les fenêtres du magasin central. C’est aussi un plus au niveau sanitaire, les risques sont diminués », décrit Christophe Olivrin.

Les risques de problèmes techniques sont aussi diminués, avec des chaînes d’alimentation plus courtes (70 m) les moteurs ne forcent pas trop. Une grande partie du matériel se retrouve doublée comme les moteurs, les trémies, les bouts de chaînes, les boîtiers de régulation… « Le surcoût à l’investissement est de 2 €/poule pour la création de 2 salles d’élevage différenciées. Au total je suis sur un investissement de 35 €/poule (hors foncier) et de 40 €/poule si j’inclus l’achat du foncier. »

Comparer les performances de deux souches différentes

« Nous sommes sur un poulailler avec charpente métallique et panneaux sandwichs sur les côtés et au plafond. L’intérêt est d’avoir un poulailler très hermétique et qui dure dans le temps. Ici l’innovation réside dans les longrines en PVC sur le gisoir. C’est deux fois moins cher que du béton, c’est facile à nettoyer et imputrescible », décrit Guillaume Nevoux, commercial chez le constructeur de bâtiments C-Lines. Le principe de ventilation est statique par lanterneau avec possibilité de passer en dynamique grâce aux turbines placées aux pignons. « C’est très intéressant de pouvoir passer en ventilation dynamique lors des coups de chaleur pour conserver une bonne qualité d’œufs et maîtriser l’indice de consommation », commente Jean-Louis Créach, technicien pondeuses chez Even.

Une salle d’élevage est équipée de caillebotis plastique et l’autre avec du bois. « Je vais pouvoir comparer les deux, le bois est un peu plus cher mais le montage est plus rapide. Le plastique nécessite deux fois plus de supports mais doit être plus facile à nettoyer », déclare l’aviculteur. Olivier Le Provost, de chez Hendrix Genetics, apprécie aussi les 2 salles d’élevage : « Nous avons mis en place 2 souches différentes pour pouvoir répondre à la demande du marché, la Bovans fait des œufs de calibre plus petit et l’isa Plein Air des plus gros. » Pour l’éleveur c’est aussi un bon moyen de comparer les performances de 2 souches différentes.

Le moins d’intégration possible
Christophe Olivrin est le premier éleveur à mettre en production des pondeuses suite au partenariat mis en place entre Event et Cocorette sur la Bretagne. « Cocorette incite les éleveurs à aller vers le moins d’intégration possible. C’est un système ou l’aviculteur est totalement impliqué dans son coût de revient. Il a la possibilité de négocier son prix d’aliment et de poulettes tout comme ses intrants d’élevage. Cocorette s’engage avec l’éleveur en signant un contrat de reprise des œufs sur 7 ans », décrit Jean-Louis Créach.
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