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Remorque chargeuse Anderson RBMPRO 2000 : Sitôt enrubanné, sitôt chargé

Ramasser et décharger seul ses bottes d’enrubannage ? L’opération est rendue possible grâce à une remorque chargeuse peu gourmande en main-d’œuvre.

« Une fois enrubannées, les bottes d’herbe doivent être ramassées rapidement, sous peine de voir la qualité du fourrage se dégrader. L’enrubannage entre rapidement en fermentation, et le fait de pincer les bottes quelques jours après la pose du film plastique est un risque supplémentaire de créer des fuites. L’idéal est de ramasser derrière la presse enrubanneuse », estime Hervé Le Guillou, à la tête d’une entreprise de travaux agricoles de Briec (29). Pour répondre à la demande de ses clients et pour garantir une conservation optimale des balles, il a investi dans une remorque chargeuse de marque Anderson qui ramasse de façon automatisée l’enrubannage.
À noter que ce matériel est capable de ramasser du foin ou de la paille, à condition que le diamètre des bottes n’excède pas 1,5 m.

En s’approchant de la botte, le chauffeur guide la pince. Un palpeur viendra ensuite lancer le cycle de chargement de l’enrubannage, de façon entièrement automatique.
En s’approchant de la botte, le chauffeur guide la pince. Un palpeur viendra ensuite lancer le cycle de chargement de l’enrubannage, de façon entièrement automatique.

La remorque s’occupe de tout

A l’approche d’une balle à ramasser, le chauffeur présente la pince située sur le côté de la remorque pour démarrer le cycle de chargement : quand la botte entre en contact avec un palpeur, la pince se ferme et enclenche une série de manipulations entièrement automatisées. Le bras, placé sur un petit chariot, fait office de tampon pour que le chauffeur n’ait pas à s’arrêter et pour « que la botte ne soit jamais traînée sur le champ ». La pince monte ensuite le fourrage sur la remorque, pour la lâcher sur les rouleaux qui tapissent le fond. La remorque Anderson RBMPRO 2000 reprend enfin sa position initiale, pour s’attaquer à la botte suivante. Au fur et à mesure du chargement, le poussoir hydraulique fait déplacer les bottes vers l’arrière du plateau.

Deux configurations s’offrent au chauffeur : « Je peux charger soit 14 bottes, soit 20 bottes en cas de stockage en triangle dans la remorque », explique Hervé Le Guillou. Dans la cabine, le chauffeur n’a que peu d’opérations à réaliser, mais peut aussi gérer de nombreux paramètres, comme par exemple « la pression de la pince sur l’enrubannage, qui peut être augmentée ou diminuée ». La pince est capable de se saisir aussi bien des bottes enrubannées posées sur sa partie plate que sur le flanc. Quand le plateau est complètement chargé, le bras articulé prend automatiquement une position transport.

Le bras monte progressivement la botte sur le plateau. Cette opération se réalise tracteur roulant.
Le bras monte progressivement la botte sur le plateau. Cette opération se réalise tracteur roulant.

Sécurité au transport

Une fois les bottes chargées sur le plateau, direction le site de stockage. « La largeur de ce plateau offre une très bonne stabilité, c’est très sécurisant, car je suis sûr de respecter le gabarit routier », confie le chauffeur. Le déchargement s’opère par l’arrière. Après une inclinaison de 15 ° de la plateforme, le poussoir hydraulique fait tomber les bottes au sol pendant que le tracteur avance. L’enrubannage est ainsi positionné proprement, coté plat sur le sol.

Répondre à la pénurie de main d’œuvre

La période de récolte de l’herbe coïncide avec un calendrier déjà bien chargé pour les agriculteurs, avec des semis de maïs ou divers travaux dans les champs. La remorque chargeuse est avantageuse en premier lieu « sur les aspects coûts plutôt que sur un aspect temps. Sur ce type de chantier, un seul chauffeur et un tracteur sont nécessaires, contre un ensemble comprenant tracteur et plateau, matériel de chargement au champ et bien souvent matériel de déchargement sur le site de stockage », estime Hervé Le Guillou. Côté de débit de chantier, la remorque chargeuse est capable de charger et de décharger environ 30 bottes par heure, suivant la distance entre le champ et le site de stockage.

Multiplier les couches de film
Le constructeur Anderson, basé au Québec, observe des pratiques différentes dans son pays en comparaison aux habitudes des éleveurs bretons. « Le producteur québécois préférera multiplier les couches de plastique sur les balles, soit bien souvent 11 à 12 couches. Les conditions climatiques sont plus difficiles dans ces contrées, la conservation des fourrages est primordiale », explique Emmanuel Alain, technicien service client pour l’entreprise Lucas, qui importe entre autres la marque Anderson.
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