CulturesMachinisme et équipements

Rapidité et précision dans le semis de maïs

L’entreprise de travaux agricoles Pellen a investi dans des semoirs de précisions qui avalent rapidement les chantiers.

Les semis de maïs avancent bon train en profitant de conditions météorologiques idéales. À Plouvorn (29), l’ETA Pellen a fait le choix d’investir dans du matériel de semis suédois de chez Väderstad, en combiné ou en solo, pour gagner en précision.

Guidage RTK

L’entreprise finistérienne est équipée de sa propre antenne RTK. « Tous les tracteurs disposent d’un abonnement Internet. Plus nous nous éloignons de l’antenne, plus la précision diminue », observe Dominique Pellen, associé avec son frère Sébastien. Cette précision diminue de 1 cm tous les 10 km, mais les engins de l’entrepreneur restent dans un secteur proche de la commune d’origine, au maximum à 15 km. « Avec un système radio, le risque est de perdre le signal dans les vallées », estime-t-il.

« Ces semoirs ne fonctionnent pas avec une dépression, mais avec une pression d’air qui pousse la graine sur le disque. » Ensuite, la semence descend jusque dans l’élément semeur à haute vitesse, « à près de 60 km/h, pour être plaquée au sol. Une roue basse pression vient bloquer la graine et rappuyer le lit de semence ». Cette technologie nommée PowerShoot assure un semis précis et régulier, sans chocs pour la graine. « Nos chauffeurs ne sont plus limités en vitesse. Le semis peut être réalisé à des vitesses allant jusque 15 km/h ».

La coupure de tronçons économise les grains

Christian Madec sème pour l’ETA des cultures depuis de nombreuses années. Les écrans de contrôle présents dans la cabine lui donnent à chaque instant de précieuses informations sur la qualité du chantier en cours. Le semoir utilisé ce jour est doté de coupure de tronçons, afin de ne pas doubler les graines dans la même ligne de semis. « Une implantation précise simplifie la récolte, car il n’y a pas de graines côte à côte. En cas de semis trop rapproché, les épis sont plus petits. Je peux moduler la population à l’ha, ici nous sommes à 95 000 pieds pour un écartement entre graines de 14 cm », chiffre-t-il, dans une parcelle destinée en maïs grain. Combiné à des cartes de rendement, le semoir peut éventuellement moduler la densité à l’ha suivant le potentiel des sols.
En semis combiné, le chauffeur atteint facilement les 10 km/h, lui permettant de semer 2,5 ha par heure.

La bonne pression des pneumatiques

La vitesse de chantier la plus rapide est obtenue par Jean-François Le Verge, autre chauffeur de l’entreprise. Après le travail du sol, composé respectivement d’un labour et d’un passage de herse rotative, il intervient avec un semoir en solo. « Les tours de champs sont réalisés en manuel », explique le jeune chauffeur. Une fois les tours cartographiés, le semoir dépose ou non les grains dans le sol. « L’économie n’est pas négligeable, à hauteur de 10 à 15 %. Les tablettes sont très pratiques dans la cabine ; elles peuvent être déplacées pour vérification et contrôler le semoir ». Les roues arrière du tracteur sont gonflées à 1 bar, afin de ne pas marquer le champ, et le semoir est équipé d’efface traces.

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