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Un automoteur pour l’alimentation et le paillage

Pour alimenter et pailler ses bovins, Jean-Philippe Garrault, à Gennes-sur-Seiche (35), a acheté une mélangeuse pailleuse automotrice d’occasion. Un équipement qui lui permet de se passer de tracteur dans les soins quotidiens aux animaux.

Seul sur l’exploitation, Jean-Philippe Garrault gère un atelier de 70 vaches laitières (610 000 L de production) et un troupeau naisseur engraisseur comptant 35 mères limousines. « Moins exigeant en qualité de fourrages, le troupeau allaitant complète bien les laitières. La SFP est optimisée », met en avant le producteur qui pilote un fort chargement à l’hectare.

« Aujourd’hui, je distribue des rations plus homogènes et diversifiées », précise Jean-Philippe Garrault.
« Aujourd’hui, je distribue des rations plus homogènes et diversifiées », précise Jean-Philippe Garrault.

Gain de temps

Pour valoriser au mieux ses fourrages, le producteur a investi il y a 2,5 ans dans une mélangeuse pailleuse automotrice d’occasion (de marque Storti). « Elle est équipée d’un bol mélangeur à vis verticale (17 m3) et d’une soufflerie pour le paillage. Un aimant rotatif enlève les corps métalliques. Une cuve permet d’incorporer de l’eau ou de la mélasse. » Lorsque le producteur l’a achetée, la machine affichait 3 200 heures de fonctionnement. Révisée, elle lui est revenue à un peu plus de 56 000 €. « Je fais 500 h/an avec. »
Auparavant, il utilisait une remorque distributrice pailleuse. « Aujourd’hui, je distribue des rations plus homogènes. Je peux incorporer de l’enrubannage, de la paille, des coproduits (drêches de blé pour les vaches laitières). Et globalement, je gagne du temps avec cet outil. »

Productivité à l’hectare
La SAU de 86 ha se partage en 33 ha de maïs ensilage, 23 ha de céréales (dont 10 ha d’orge autoconsommé), 3-4 ha de trèfle violet ou de luzerne et 26-27 ha d’herbe. 15 ha de RGI sont semés en dérobées après céréales, et ensilés. De la paille et du foin sont achetés. Conduites en paddocks, les femelles limousines pâturent au maximum, d’avril à décembre quand les conditions le permettent. Les laitières exploitent plutôt les prairies au stade jeune, pour assurer la production (9 500 L/an). Des prairies multiespèces sont implantées avec plusieurs sortes de trèfles, de la fétuque, du dactyle. « Elles sont retournées tous les 6 ans environ. » Pour accroître la production des cultures, les sols reçoivent chaque année un amendement minéral régulateur de flore microbienne et d’évolution de la matière organique (TMCE), soit directement sur le sol, soit via le traitement du lisier.

Un bol pour 1 ou 2 jours

Pour les vaches et génisses allaitantes et les génisses laitières, l’éleveur réalise un bol pour 1 ou 2 jours selon la saison. Il y mélange une botte d’enrubannage, une botte de paille et 600 kg de maïs brut. Environ 100 g de minéral (TMCE) par animal sont aussi donnés. « Jusqu’à l’IA, vers 18 mois en allaitantes et 15 mois en laitières, les génisses reçoivent un complément composé de 2/3 de maïs grain sec et orge aplatis et d’1/3 de correcteur azoté. »

La ration des jeunes bovins est constituée de 12 kg de maïs, 2,5 à 3 kg d’ensilage d’herbe, 3 kg de drêches de blé (à 55 – 65 % MS), 1,5 kg de correcteur azoté, 1,5 kg de maïs grain sec et orge aplatis, 0,5 kg de paille et 150 g de minéral. Un bol est fait pour 1 ou 2 jours également, la ration est repoussée 2 fois par jour. Avec cette alimentation, les taurillons affichent un GMQ autour de 1 600 g. Vendus à 20 mois en moyenne, ils font 470 kg de carcasse.

Le maïs épi testé

« Cette année, j’ai ensilé en tas 2 ha de maïs épi à 45 % de MS. Cela pourrait remplacer le mélange maïs et orge aplatis et réduire le coût alimentaire » indique le producteur. Déjà bien en état avant l’engraissement, les femelles sont finies avec un peu de ration « taurillons » et un mélange réalisé par un négociant local à base de pulpe de betteraves, de luzerne et de tourteaux de lin. Sur la dernière campagne, les vaches livrent en moyenne 482 kg de carcasse et les génisses 406 kg.

Quelques croisés blanc bleu
Quasiment l’ensemble des femelles limousines vêlent au moins une fois sur l’élevage. Les vêlages sont groupés sur deux périodes : autour de juin et en octobre-novembre. Des IA sont réalisées sur toutes les génisses et sur quelques bonnes vaches. Un taureau limousin est aussi présent sur l’élevage. S’agissant du troupeau laitier, le producteur utilise de la semence sexée sur les bonnes génisses et pratique du croisement Blanc Bleu sur les réformes.
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