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Charolais : Christophe présentera deux modèles sur un même ring

Christophe Gouret, du Gaec de la Terre Bise à Saint-Launeuc (22), a commencé les concours en 2016. Cette année, il est présent au National du Space avec deux femelles différentes : Luxembourg typée viande et Maroc qui s’oriente vers plus de format.

Aussi bien en lait qu’en bovin viande, Christophe Gouret peaufine la génétique. « J’aime avoir de belles bêtes », commence-t-il simplement. Cette année, il sera présent au concours du Space avec Luxembourg qui s’approchera des deux ans d’âge et Maroc, une génisse de 10 mois. Deux femelles représentant les deux souches de sélection développée sur l’élevage. « Déjà sortie aux Terralies et à Pontivy, Luxembourg est une fille d’Infernal, un taureau acheté à Philippe Brard. Elle est typée viande. Maroc, une fille d’Irak, affiche plus de format. »

Nettoyage des parcelles

La Charolaise est présente depuis 28 ans sur l’élevage, choisie pour sa conformation et sa capacité à nettoyer les parcelles derrière les laitières. Depuis 2012, le troupeau est inscrit au herd-book charolais et adhère au contrôle de performance (Eilyps). « J’ai commencé les concours en 2016 avec deux participations aux Terralies et une à Pontivy pour le moment », précise Christophe Gouret qui gère un troupeau de 25 mères charolaises, ainsi que l’engraissement des mâles en JB.

Le troupeau s’est multiplié en accumulant au fil des générations de la viande, de la facilité de naissance, de la finesse d’os et du lait. « Aujourd’hui, je commence à introduire une génétique “sans cornes”, en lait comme en viande, via les IA. Je brûle les cornes des génisses charolaises depuis cette année. Avant, elles étaient gardées. »

La jeune Maroc sera présente au concours du Space.
La jeune Maroc sera présente au concours du Space.

Génotypage généralisé

Depuis deux ans, le producteur fait génotyper toutes ses génisses, « pour mieux cerner le potentiel, valider ce qui est mesuré, mais aussi connaître les gènes d’intérêt. Cela me permet de mieux gérer le gène culard sur l’élevage, de faire attention à l’ataxie dans les accouplements, ainsi qu’au blind. Je sélectionne aussi les génisses les mieux placées en facilité de naissance. Comme j’habite à 15 km, des vêlages qui se passent bien, c’est important pour moi. Nous sommes aussi équipés d’un Smart’Vel, on ne se déplace pas pour rien… »
Sur les génisses –qui ont toutes jusqu’à 3 IA–, le producteur utilise des taureaux à 110 minimum en facilité de naissance. « Pour les inséminations sur les vaches aussi (faites sur les meilleures), ce critère doit être correct. » Christophe Gouret utilise en général un taureau de monte naturelle, plutôt typé élevage aujourd’hui, « pour amener de la taille. » Il compte faire génotyper son prochain taureau.

Pour répartir la charge de travail, les vêlages sont groupés sur deux périodes : septembre-octobre et de janvier à mars. « Les vêlages d’hiver sont évités pour mieux maîtriser les problèmes respiratoires. » Grâce aux échographies sur toutes les femelles, l’éleveur peut réagir rapidement, refaire une IA ou engraisser.

Des femelles en « cœur de gamme »
L’an passé, cinq femelles classées R+ minimum (note d’engraissement de 3) ont été vendues dans le cadre de la démarche « Cœur de gamme », portée par la Fédération nationale bovine. « J’ai obtenu 70 – 80 ct €/kg en plus sur ces animaux. Cette démarche visant une meilleure valorisation en rayon boucherie des GMS est intéressante », précise Christophe Gouret. Depuis quelques mois, l’éleveur a aussi recommencé à placer des femelles en Label rouge charolais qui voit la demande augmenter, touchant 50 ct €/kg en plus. « Avec cette filière, on sait à l’avance si les animaux seront labellisés, ce qui n’est pas le cas avec le Cœur de gamme. » Quelques femelles sont aussi vendues en Filière qualité Carrefour, d’autres en vente directe.
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